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Jean-Claude Van Dame à Kinshasa pour concrétiser le Projet « Fatshi City »
Le célèbre acteur américain Jean-Claude Van Damme est arrivé ce mercredi 30 mars matin à Kinshasa. Son jet privé a atterri à l’aéroport international de Ndjili.
L’acteur d’origine belge « est à la tête d’une délégation des investisseurs dans les infrastructures et les mines », selon Paul Makela, le DG de Bitec, promoteur du projet » Fatshi City ». Jean-Claude Vandamme est « mon partenaire stratégique », a-t-il déclaré.
Il est à Kinshasa « pour finaliser l’accord de financement du groupe d’investisseurs des pays du Golf, Abu Dhabi, Émirats et une délégation Canadienne ».

Fatshi City, convient de rappeler, est un projet qui consiste notamment à délocaliser le camp Kokolo avant d’y ériger une cité moderne.
Son dernier film toujours en chantier
« What’s My Name? » devrait être le dernier film de Jean-Claude Van Damme, selon les propos de l’acteur dans une interview à « Deadline ».
Dernier coup de pied retourné pour Jean-Claude Van Damme. L’acteur a ainsi déclaré au magazine américain Deadline, que le film d’action en forme d’hommage à sa carrière, intitulé What’s my name?, serait son ultime long métrage.
« J’annule tout pour me mettre en forme, et après ce film, j’ai acheté un petit bateau », explique ainsi celui qui a été surnommé « the Muscles from Brussels ». « Je veux faire le tour du monde et me détendre », ajoute-t-il, soulignant qu’il a travaillé « toute [sa] vie » et vivre « depuis 30 ans dans des hôtels ». « Tout cela sera expliqué dans le film, comment je me suis éloigné de ma famille. Après cela, je veux me détendre et profiter de la vie et de ma famille, car la vie passe vite. »
Catacombes et Opéra de Paris
Dans ce film en forme de rétrospective de la carrière de l’acteur belge, et signé Jérémy Zag (le créateur de Miraculous Ladybug), Jean-Claude Van Damme jouera son propre rôle.
« On va apporter des éléments de ma vraie vie et ce qui m’est arrivé. Comment je suis arrivé de Belgique jusqu’à Hollywood. J’ai réussi, j’ai échoué, je suis revenu. »
Dans le film, son personnage est renversé par une voiture, alors qu’il sort, ivre, d’une avant-première. A son réveil, il ne se souvient plus de son nom, et personne ne le reconnaît. On y croise les principaux antagonistes que Van Damme a affronté dans ses films, comme Dolph Lungren (Andrew Scott dans Universal Soldier), Michel Qissi (Ton Po dans Kickboxer) ou encore Bolo Yeung (Moon dans Double Impact). Le film sera tourné à Paris, entre l’Opéra et les catacombes, précise encore Deadline.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Sud-Kivu : à Bukavu, des messages appelant au retrait rwandais apparaissent le jour dédié à Lumumba
La ville de Bukavu s’est réveillée, ce samedi 17 janvier 2026, dans une atmosphère particulière mêlant commémoration historique et messages politiques. Cette date, consacrée à la mémoire de l’Héros national Patrice Emery Lumumba, intervient dans un contexte sécuritaire et politique tendu au Sud-Kivu.

Des tracts dénonçant la présence rwandaise
Selon des images et témoignages relayés sur les réseaux sociaux, plusieurs tracts ont été aperçus dans différents quartiers de la ville. Ces messages dénoncent la présence rwandaise dans la province et appellent au retrait immédiat de ce qui est qualifié d’« envahisseurs rwandais ».
Dans l’un de ces messages, il est affirmé que « malgré la présence de l’armée rwandaise à Bukavu, la ville se réveille dans l’atmosphère particulière de commémoration de la journée de l’Héros national Patrice Emery Lumumba, le vrai ».
Un acte présenté comme patriotique
Les tracts visibles à Bukavu expriment une revendication claire. Ils exigent « le retrait des envahisseurs rwandais de la province du Sud-Kivu », un message que les auteurs présentent comme un acte patriotique.
Pour eux, cette mobilisation s’inscrit dans la continuité de l’héritage de Patrice Lumumba, figure emblématique de la lutte pour l’indépendance du Congo. Le texte souligne que cette cause est « une cause noble ayant précipité la mort du vaillant panafricain que les Congolais et les grands révolutionnaires du monde entier célèbrent à la date d’aujourd’hui ».
La Génération Z se revendique de la résistance
Les auteurs des messages se réclament notamment de la Génération Z congolaise. Ils estiment que « la population de Bukavu, jadis ville de la Résistance (…), s’invite dans la lutte de reconquête de l’indépendance de la RDC ».
Les slogans affichés se veulent également un avertissement, parlant d’« un message fort adressé aux envahisseurs rwandais, les avertissant de la couleur de l’ouragan populaire qui pointe à l’horizon ».
Après Goma, Bukavu à son tour

Cette action à Bukavu intervient au lendemain d’initiatives similaires rapportées à Goma.
« Hier, le 16 janvier 2026, c’était à Goma ; aujourd’hui, 17 janvier 2026, c’est le tour de Bukavu. Rien n’est hasard », peut-on lire dans le message. Les auteurs affirment qu’« quelque chose se prépare » et que « la population a déjà décidé de braver la peur ».
Des slogans explicites
Parmi les slogans diffusés figurent notamment :
« Retrait urgent des envahisseurs rwandais déguisés en rebelles »,
« Non à l’occupation rwandaise du territoire congolais »,
ou encore « On ne libère pas un peuple, mais un peuple se libère ».
Le message se conclut par une prise de position sans équivoque : « Bukavu dit NON aux M23 ».
Silence des autorités
Pour l’instant, aucune réaction officielle des autorités locales ou nationales n’a été rendue publique à propos de ces tracts et des messages qui les accompagnent. La situation reste suivie de près dans un contexte régional toujours marqué par de fortes tensions sécuritaires.
Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET
