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Tournoi « Génies en herbe » 2021: St Joseph/Bonsomi (N’Djili) battu sur le fil par St Théophile ( Lemba) et St Raphaël (Limete) se débarrasse de Lemfu 3 (N’Djili)
Malgré un après-midi pluvieux le lundi 1er novembre 2021, dans la ville de Kinshasa( RDC), les amoureux de la culture, particulièrement du jeu « Génies en Herbe », ont répondu présents à la quatrième journée de cette compétition de culture organisée par la Télévision nationale( RTNC), et présentée de main de maître par Simon Mbaki Simon Mbaki Mazakala.
En première opposition de cette journée, deux établissements scolaires étaient à l’affiche. Le collège Saint Théophile de la commune de Lemba se mesurait à un novice, l’Institut Saint Joseph Bonsomi de la commune de Ndjili. Et malgré son expérience dans la compétition, le collège Saint Théophile a eu difficile à venir à bout de l’Institut Saint Joseph Bonsomi. Score final 150 points à 140.
En deuxième rencontre, le collège Saint Raphaël de la commune de Limete a battu l’Institut Lemfu 3 de la commune de Ndjili, avec un écart de 30 points (170 points à 140).
À l’issue de cette journée, l’élève Ngangu Isaac de l’Institut Lemfu 3 a terminé meilleur marqueur de la journée avec 120 points marqués. Et le moment émouvant de la journée est revenu à l’élève Ngunda du collège Saint Raphaël qui a raflé une question à 40 points sur l’ancien entraîneur de Léopards football de la RDC, Florent Ibenge Ikwange.
Rappelons-le, « Génies en herbe » est un jeu des questions et réponses opposant deux équipes (écoles secondaires) composées chacune de quatre joueurs. Compétition pédagogique d’origine canadienne ( Québec), les joueurs doivent répondre, souvent le plus rapidement possible en appuyant sur un bouton-réponse, à diverses questions de culture générale.
Le prochain rendez-vous est pris pour le mercredi 3 novembre 2021 avec d’autres d’écoles de la capitale, tandis que la grande finale est annoncée pour le 24 novembre.
David Mukendi Kalonji/CongoProfond.net
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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »
Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer
Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.
Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.
La société civile hausse le ton
Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.
Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.
Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage
Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.
La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.
Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.
À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.
Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net
