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Christophe Mboso Nkodiapwanga : « J’applique la loi. Ils ont peur des élections et disent que j’ai fait un forcing ! «
Le Président de la Convention pour la République et la Démocratie (CDR) et Président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’kodia a, au cours de son meeting dit de « vérité » organisé ce dimanche 31 octobre au terrain de Vélodrome de Kintambo, dit avoir entériné la nouvelle CENI « après prière ».
Il rassure qu’il n’y a eu « aucun forcing » dans la désignation de la nouvelle CENI.
« J’applique la loi. Ils ont peur des élections. Et ils disent que j’ai fait un forcing », dit Christophe Mboso.
« Je peux aussi entamer une tournée européenne pour expliquer », comme le font Abbé Donatien Nshole et Éric Nsenga.
« Dieu m’entend parler. Le jour où je meurs, si ce n’est que pour la CENI, je serai au Paradis ».
Qui rappelle que « la loi sur la CENI est le fruit d’un consensus entre la classe politique (majorité et opposition) et la Société civile ».
« On s’est mis d’accord pour que la CENI ait 15 membres dont 5 pour la Société civile, 6 pour la Majorité et 4 pour l’Opposition ».
Et « cela n’a fait aucun bruit. On a négocié nuit et jour ».
A l’en croire, il n’y aura aucune fraude dans le processus électoral.
« Il n’y aura aucune fraude des observateurs internationaux, africains et nationaux seront appelés pour garantir la transparence de ces scrutins », a déclaré Christophe Mboso.
Pour rappel, après entérinement par l’assemblée nationale, les nouveaux membres de la CENI avec en tête Denis Kadima, en sa qualité de président, ont été investis par le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo à travers une ordonnance présidentielle.
Juste après, ont suivi les cérémonies de prestation de serment devant la Cour Constitutionnelle et de remise et reprise avec l’ancien bureau de la Commission Électorale Nationale Indépendante dirigé par Corneille Nangaa.
À ce jour, trois postes réservés à l’opposition sont restés vacants (2ème vice-présidence, Questure et un membre de la plénière).
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »
Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer
Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.
Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.
La société civile hausse le ton
Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.
Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.
Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage
Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.
La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.
Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.
À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.
Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net
