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TENASOSP 2023 : 49.887 candidats attendus à Nord-Kivu II
Au total, 49.887 candidats, dont 25.997 filles, élèves de huitième année, sont retenus à Butembo, dans la province éducationnelle de Nord-Kivu 2, pour la deuxième édition du Test National de Sélection et d’Orientation scolaire et Professionnelle.
C’est ce qui ressort du discours de l’Inspecteur Principal Provincial (I.P.P), Alain Lebange Howe, au cours de la cérémonie du lancement, de ces épreuves nationales, le jeudi 15 juin 2023, en présence des autorités administratives de la province du Nord Kivu.
En effet, ce dernier a, dans son allocution, commencé par louer le mérite de ce Test, pour ensuite saluer l’augmentation du nombre des filles au cours de la présente édition. Il pense qu’il s’agit là de la conséquence positive de la campagne de sensibilisation : » Tous les enfants, filles et garçons, à l’école « .
» S’agissant des effectifs, notre province éducationnelle Nord-Kivu 2, compte 1.074 écoles secondaires qui ont présenté le TENASOSP cette année, avec 49.887 candidats dont 25.997 filles, dans 155 centres de passation éparpillés dans toute la province éducationnelle « , a-t-il souligné.
Et d’ajouter : » De ces chiffres, le constat est que le nombre des filles dépasse celui des garçons, avec un écart de 20.107. D’où, la campagne de sensibilisation quant à l’accès à l’école de tous enfants, filles et garçons, se révèle en totalité une réalité « .
Rappelons que pendant 3 jours, soit du jeudi 15 au vendredi 17 juin 2023, les élèves seront soumis aux épreuves des Mathématiques, des sciences de la vie et de la terre, des sciences physiques, de la Nouvelle Technologie de l’information et de la communication pour le premier jour.
S’agissant du deuxième jour, les élèves seront soumis aux épreuves des langues ( Français et Anglais ), de l’univers social et de l’environnement.
Soulignons qu’à ces épreuves, s’ajoute le Test Psychotechnique d’intelligence et d’aptitude.
Par ailleurs, le représentant de l’autorité urbaine qui a lancé ces activités, le Bourgmestre de la commune de Bulengera, le Commissaire Supérieur Principal, Willy Ilunga, a indiqué que la passation du TENASOSP prouve à suffisance que le Gouvernement est déterminé à accompagner les élèves dans leur orientation, avant de remercier tous les intervenants dans le secteur éducatif.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
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A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
