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Actualité

DRC Mining Week : Une manifestation anti-gay étouffée dans l’oeuf à L’shi, le ministre de l’Intérieur félicite l’activisme des mouvements citoyens 

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Après avoir vu les images des drapeaux LGBT sur les emballages de la compagnie « Trêve » lors de l’ouverture de la DRC Mining Week, des jeunes du Haut-Katanga, chauffés à blanc, ont spontanément organisé, ce jeudi 15 juin, une manifestation pour exprimer leur refus catégorique contre les pratiques homosexuelles dans leur province.

Ils se sont donnés rendez-vous ce jeudi à la Grande poste avant de se diriger vers le Pullman Karavia où se déroule la semaine congolaise des mines. Cependant, ils n’ont pas eu l’occasion de progresser suite à l’intervention « diplomatique » des autorités de la province qui leur ont promis de régler au plus vite cette situation.

D’ores et déjà, une disposition sécuritaire a été remarquée à l’entrée de l’hôtel. Une Jeep de la police y a été postée alors que des éléments de sécurité, en tenue de police et civile, tentaient de dissuader tout attroupement. Ainsi, la manifestation n’a pas pu aboutir.

Néanmoins quelques jeunes se sont infiltrés et ont déchiré publiquement ces emballages aux couleurs de LGBT. Certains d’entre eux ont vite été interpellés par les services de l’ordre.

Interrogé par la presse, le ministre provincial de l’Intérieur du Haut-Katanga a reconnu que ces jeunes gens étaient sur la voie publique en vue de manifester.  » Ils n’ont rien cassé et étaient accompagnés par la police… », a-t-il indiqué.

Néanmoins, le ministre a, à son tour, interpelé les organisateurs de DRC Mining Week sur l’objet de leur activité dans la capitale du cuivre.  » Ils sont ici pour la promotion des miniers et non des gays. Ils l’ont reconnu eux-mêmes et ont retiré tous les sacs aux couleurs des LGBT. Nous avons vérifié avec les mouvements citoyens et ils ont présenté des excuses. Nous saluons leur humilité… », a-t-il appuyé, avant de saluer le professionnalisme de la police et surtout l’activisme des mouvements citoyens.  » Nous, en tant que gouvernement, nous pouvons compter sur les mouvements citoyens qui ont démontré qu’ils n’ont pas d’appartenance politique. C’est tous les jeunes Katangais réunis pour la bonne cause ! », a-t-il conclu.

Benjamin Kapajika/CONGOPROFOND.NET

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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