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Table ronde sur la levée de l’état de siège : Christian Bushu remet en cause les députés opportunistes
Initiée par le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, la table ronde qui s’est tenue du lundi 14 au mercredi 16 août 2023, sur l’évaluation de l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, à Kinshasa, a tiré ses rideaux.
Préoccupé par la situation sécuritaire qui prévaut dans l’Est de la RD Congo, le citoyen Christian Bushu Kashani a, au cours d’une sortie médiatique, ce jeudi 17 août 2023, vivement salué cette initiative, tout en espérant que la dernière décision sera porte-bonheur.
Par contre, ce natif du territoire de Masisi actuellement en mission au Cameroun, n’a pas manqué des mots pour remettre en cause le sens d’opportunisme affiché par certains élus invités à ces assises.
Selon lui, certains ont profité de l’occasion de dernière minute pour se faire vulgariser, alors qu’ils ont eu la chance, l’opportunité, ou pire, même le droit de s’exprimer dans l’assemblée nationale pour les uns et provinciale pour les autres.
Dans une interview accordée à CongoProfond.net, ce Doctorant en Gouvernance Financière, ressortissant de Masisi, s’est exprimé en ces termes :
« Depuis le début des assises, les réseaux sociaux sont saturés de photos et de vidéos sur le thème de la table ronde. Oui, c’est bien, mais quelle différence et quel apport cela nous apporte-t-il après cinq (5) ans de silence de mort ? », s’est-il interrogé.
Et d’ajouter :
« Fortement et malheureusement, les personnes qui saturent les réseaux sociaux de leurs photos et vidéos sont presque les mêmes qui étaient absentes pendant 5 ans de mandat. Paradoxalement, je pense qu’ils sont conscients que nous avons besoin d’un changement de tout ou partie d’entre eux au profit d’une nouvelle génération qui se soucie du pays en général, et du Nord-Kivu en particulier », a-t-il déclaré.
Les participants à ces assises étaient notamment les responsables des institutions, des députés et des acteurs de la société civile concernés pour décider soit sur la requalification, soit sur le maintien ou encore la levée.
Pour rappel, c’est le Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo qui a initié et donné le go de ces assises, le lundi 14 août passé. Elles se sont tenues au Palais du Peuple à Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo.
À noter que c’est depuis 2021 que l’état de siège a été instauré en Ituri et au jNord-Kivu.
Cedrick Sadiki Mbala/CONGOPROFOND.NET
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Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »
Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.
À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.
« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.
Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».
Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.
Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
