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RDC : La secrétaire d’Etat US Victoria Nuland pour des élections inclusives, transparentes et à temps
La sous-secrétaire d’État par intérim des États-Unis, Victoria Nuland, a effectué une visite en République démocratique du Congo (RDC), du 2 au 3 août, pour rencontrer de hauts responsables du gouvernement afin de discuter du soutien des États-Unis à des élections libres et équitables ; de la paix et la sécurité dans l’est de la RDC ; de l’aide humanitaire; de la prospérité économique; et des institutions démocratiques et de la gouvernance.
Au cours de sa visite, elle a réaffirmé que les États-Unis et la RDC entretiennent une relation solide et de longue date, ancrée dans des valeurs partagées et un intérêt commun à soutenir des solutions durables pour un monde plus vert et plus prospère.
Elle a souligné l’engagement des États-Unis à travailler ensemble pour aider à réaliser le potentiel de la RDC en tant que solution au changement climatique et comme pilier de stabilité et de prospérité économique dans la région.
La sous-secrétaire Nuland a clairement indiqué que des élections libres et équitables, tenues pacifiquement, à temps et avec des processus électoraux inclusifs et transparents, renforceront la
consolidation démocratique de la RDC et répondront aux revendications des citoyens pour un gouvernement responsable et représentatif.
Elle a déploré le bilan humain de la crise dans l’est de la RDC et condamné les attaques brutales contre les civils. Elle a affirmé que la meilleure solution à la crise dans l’est de la RDC est diplomatique et a exprimé son appréciation pour
l’engagement des dirigeants régionaux à travers leur médiation dans les processus de Luanda et de Nairobi. Ces efforts ont généré une feuille de route pour des progrès rapides vers une solution
diplomatique et durable. Elle a condamné sans réserve les discours de haine contre les populations minoritaires, y compris les rwandophones.
Reconnaissant les besoins urgents de protection dans l’est de la RDC, La sous-secrétaire Nuland a salué tous les efforts déployés par le gouvernement de la RDC pour enquêter sur l’exploit et les abus sexuels—y compris les violences sexuelles liées au conflit—de certaines des personnes les plus vulnérables de l’est de la RDC.
La sous-secrétaire Nuland a annoncé une aide humanitaire supplémentaire de 48 millions de dollars pour aider les personnes les plus vulnérables à l’exploitation et aux abus. Ce financement porte l’aide humanitaire américaine totale à près de 486 millions de dollars pour l’exercice financier en cours.
Les États-Unis saluent et soutiennent l’intensification de l’aide humanitaire à
l’échelle du système dans l’est de la RDC, reconnaissent les partenaires congolais et internationaux travaillant dans l’est de la RDC et encouragent les autres à faire davantage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
