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Sud-Ubangi : Les abonnés d’Orange Énergie dénoncent le non-respect du service de réabonnement

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À Gemena, chef-lieu du Sud-Ubangi, plusieurs clients d’Orange Énergie expriment leur colère face au « dysfonctionnement » du service de réabonnement. Cette filiale d’Orange RDC, spécialisée dans la fourniture d’électricité via des kits solaires, est accusée de ne pas respecter les délais de réactivation après paiement.

Lancée pour offrir une solution d’électrification aux foyers non connectés au réseau national, Orange Énergie propose des kits solaires composés d’un panneau solaire, d’une batterie, de lampes LED et parfois d’un poste téléviseur. Le service fonctionne sur un mode locatif avec paiement par mobile money, permettant aux abonnés de renouveler leur abonnement chaque jour ou chaque mois selon le contrat.

Mais depuis plusieurs semaines, le système de réactivation automatique est en panne, déplore plus d’un client. « Souvent je paie pour me réabonner, mais la lumière revient cinq jours plus tard », témoigne M. Guelord Ngamba. « Parfois même après le paiement, rien ne revient. C’est comme si on achetait de l’air », ajoute-t-il, visiblement frustré.

D’autres utilisateurs, à l’instar de Serge Maboga, enseignant d’université, pointent du doigt la dépendance imposée par le système. « Une fois le kit Orange installé, on ne peut plus se tourner vers un autre fournisseur. Même si l’on essaie de payer ailleurs, cela ne fonctionne pas. Le système est complètement verrouillé », regrette-t-il.

Face à cette situation, les abonnés appellent la société à revoir son dispositif technique et commercial. Ils exigent une réactivation rapide après chaque paiement et une transparence totale dans la gestion des abonnements. « Ce qu’on paie, on doit le posséder », martèle Maboga. Les clients souhaitent qu’une régulation intervienne pour garantir un équilibre entre les droits du consommateur et les obligations du fournisseur.

Blaise Abita Etambe 

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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