Actualité
Sud-Ubangi : Le ministre provincial de la Santé interdit la vente illicite de médicaments antituberculeux
La prolifération de la vente des médicaments antituberculeux dans les officines et autres points de vente non agréés prend une tournure alarmante dans la province du Sud-Ubangi. Cette pratique, jugée dangereuse par les professionnels de la santé, sévit depuis plusieurs années dans les quatre territoires et les deux principales villes de la province, à savoir Gemena et Zongo. Un phénomène que l’Inspection provinciale de la Santé suit de près.
Face à cette dérive sanitaire devenue monnaie courante, le ministre provincial de la Santé, des Actions humanitaires, des Affaires sociales et de la Prévoyance sociale, Dr Ernest Monganza Bokula, a pris une mesure ferme : l’interdiction formelle de la commercialisation des médicaments destinés au traitement de la tuberculose en dehors des structures sanitaires reconnues.
Dans une note circulaire N°220 datée du mardi 29 juillet 2025, transmise au Gouverneur de province et à tous les services concernés, le ministre dénonce une pratique qui outrepasse les normes médicales établies par la République Démocratique du Congo, en exposant la population à des risques de résistance aux traitements. En effet, la prise de ces médicaments sans ordonnance ni suivi médical peut entraîner des conséquences sanitaires graves et irréversibles.
Pour garantir l’application effective de cette mesure, un moratoire de sept jours est accordé aux vendeurs non autorisés afin qu’ils transfèrent leurs stocks restants vers les hôpitaux, centres de santé et cliniques officiellement habilités à administrer ces traitements. Passé ce délai, des contrôles systématiques et rigoureux seront menés, et tout contrevenant s’exposera à des sanctions prévues par la loi.
Cette décision marque un tournant décisif dans la lutte contre les pratiques pharmaceutiques illégales et vise à préserver l’intégrité du protocole national de lutte contre la tuberculose, maladie endémique encore fortement présente dans plusieurs zones du pays.
Blaise ABITA ETAMBE/CONGOPROFOND.NET
Politique
« Que les parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin
« Que les Parents gardent les enfants à la maison » : L’opposition annonce une journée morte contre « Révision ou changement » de la constitution, Andy Bemba appelle à l’unité face à la marche du 3 juin
À deux jours de la marche annoncée par l’opposition pour barrer la route à la révision ou changement de la constitution, Andy Bemba, président national du parti Nouvelle Pensée(NP), a pris position ce lundi 1er juin 2026. Dans une déclaration ferme, il rappelle la priorité du moment : l’unité nationale.
« Je respecte le droit de chacun à exprimer ses opinions et à manifester pacifiquement. Cependant, dans le contexte actuel d’agression que traverse notre pays, je considère que la priorité nationale devrait être l’unité, la défense de notre souveraineté et le soutien à nos forces engagées pour protéger l’intégrité du territoire », a déclaré Andy Bemba.
Le président de Nouvelle Pensée estime que si les débats politiques sont légitimes, ils ne doivent pas faire perdre de vue l’essentiel. « Les débats politiques sont légitimes, mais ils ne devraient pas détourner notre attention de l’enjeu fondamental qui est la préservation de la nation. »
Cette sortie intervient alors que l’opposant Martin Fayulu Madidi a appelé à une journée morte ce mercredi 3 juin 2026. « Nous demandons aux parents d’élèves de garder les enfants à la maison et de n’aller eux-mêmes ni au travail ni au marché, pour prouver à Félix Tshisekedi que le peuple n’est pas d’accord avec son projet », a lancé le leader de l’ECiDé, afin de faire pression contre tout projet de révision ou de changement de la Constitution.
Face à cet appel, Andy Bemba plaide pour la continuité de la vie sociale : « Laissons le peuple et nos enfants vaquer librement à leurs activités quotidiennes. Ils sont notre avenir, l’avenir de cette nation. ».
La marche du 3 juin s’inscrit dans un climat politique tendu, marqué par la fracture entre partisans et opposants à la modification de la loi fondamentale congolaise. Pour NP, l’heure n’est pas à la division mais au sursaut patriotique.
Blaise ABITA ETAMBE
