Actualité
Sud-Ubangi : Darly Mboka interpelle Philippe Ngwala sur le blocage du projet de parc agro-industriel
La province du Sud-Ubangi, riche en forêts mais en retard sur le plan agricole, fait face à un chômage massif des jeunes et à une insécurité alimentaire persistante. Pourtant, un projet porté par le gouvernement congolais et financé par la Banque africaine de développement (BAD) devrait créer près de 4 000 emplois à travers l’installation d’un parc agro-industriel.
Mais pourquoi le projet tarde-t-il à démarrer ?
Le jeudi 28 août 2025, le ministre provincial de l’Agriculture, Pêche, Élevage et Développement rural, Darly Mboka Ngumbala, a rencontré Philippe Ngwala, coordinateur du projet Fonds social pour le volet agricole. Les deux responsables ont échangé autour des lenteurs qui paralysent ce programme pourtant crucial pour la relance économique de la province.
Philippe Ngwala a révélé que les financements de la BAD ont déjà été débloqués pour l’aménagement d’un parc agro-industriel de 1 000 hectares à Bobisi, dans le territoire de Gemena, à 85 km du chef-lieu provincial. Toutefois, la procédure reste bloquée faute de remise officielle du titre foncier, document qui tarde à être signé par le ministère provincial des Affaires foncières.
« C’est le retard dans la délivrance du titre foncier qui freine la mise en œuvre du projet. Dès que nous aurons ce document, nous le transmettrons à la BAD et les travaux pourront immédiatement commencer », a précisé Ngwala.
Face à cette situation, Darly Mboka Ngumbala a exhorté le gouverneur du Sud-Ubangi à instruire son ministre des Affaires foncières pour débloquer rapidement le dossier. Objectif : restaurer la confiance du partenaire financier et offrir enfin une opportunité d’emploi à des milliers de jeunes plongés dans le chômage.
Blaise Abita Etambe
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
