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Menkao, l’agriculture et le spectre de Bukanga Lonzo : La lettre de Thierry Mbala N. qui interpelle
La relance agricole vantée par le président Félix Tshisekedi à Menkao n’a pas fini de susciter des interrogations. Dans une lettre ouverte au chef de l’État, Thierry Mbala Nkanga, pasteur et entrepreneur, sonne l’alarme : l’histoire pourrait bien se répéter si la gestion du secteur reste concentrée entre les mains des technocrates et des politiciens en cravate.
« L’agriculture ne se fait pas dans des bureaux climatisés. Malheureusement, ceux qui gèrent les fonds à louer pour la réalisation se taillent la part du lion, au détriment des ouvriers et des vrais acteurs du développement communautaire… ce qui conduit à l’échec, comme ce fut le cas pour Bukanga Lonzo », écrit-il.
Le rappel est brutal. Le projet Bukanga Lonzo, lancé en grande pompe sous Joseph Kabila, a englouti des centaines de millions de dollars avant de sombrer dans la corruption et l’abandon. Aujourd’hui, le pasteur redoute un « Bukanga Lonzo 2 » si les tracteurs et autres engins acquis à prix fort ne sont pas confiés à ceux qui travaillent réellement la terre. « Donnez-nous ces tracteurs et accompagnez-nous, nous chasserons la famine, car sans accompagnement nous produisons déjà ! Et on peut faire plus. »
Le plaidoyer de Thierry Mbala repose sur une conviction : sans implication des communautés locales et sans rupture avec la gestion opaque des fonds publics, aucune campagne agricole ne peut réussir. Et derrière la rhétorique officielle de “priorité nationale”, se cache encore le spectre de la prédation.
La question posée par cette lettre est claire : l’agriculture congolaise servira-t-elle enfin à nourrir les Congolais ou restera-t-elle un slogan détourné par les élites pour capter des financements ?
Claudine N. I.
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Kasaï-Central : 150 policiers de la PNC élevés au rang de sous-officiers lors d’une cérémonie officielle à Dibaya
Dans le territoire de Dibaya, au Kasaï-Central, la Police nationale congolaise (PNC) a procédé, le lundi 1er juin 2026, à la reconnaissance officielle des grades de 150 policiers récemment promus. Cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de l’opération nationale d’élévation en grade des sous-officiers, visant à renforcer la motivation, la discipline et l’efficacité au sein des unités de police.
La cérémonie s’est tenue sur la Place de l’Indépendance, située dans le quartier Mitengu, à Tshimbulu, chef-lieu du territoire de Dibaya. L’événement a réuni les autorités policières locales, les agents concernés ainsi que les familles venues partager ce moment symbolique de reconnaissance et de valorisation du service rendu à la nation.
Au total, 150 policiers ont été élevés à différents grades, notamment ceux d’adjudant-chef, sous-commissaire, sous-commissaire adjoint, brigadier et agent de police. Cette promotion collective traduit la volonté de la hiérarchie policière de récompenser les efforts fournis sur le terrain dans l’accomplissement des missions de sécurité publique.
Prenant la parole, le commissaire de la police de Dibaya, Denis Mwamba, a salué cette vague de promotions qu’il a qualifiée de reconnaissance méritée du travail accompli par les agents. Il a souligné que cette élévation doit constituer un nouveau départ, marqué par davantage de rigueur et de responsabilité.
Il a, à cette occasion, exhorté les nouveaux promus à faire preuve de professionnalisme, de discipline et d’engagement constant au service de la population. Selon lui, ces valeurs demeurent essentielles pour renforcer la confiance entre la police et les citoyens, ainsi que pour garantir une meilleure sécurité dans le territoire.
Les bénéficiaires ont, de leur côté, exprimé leur gratitude envers la hiérarchie de la PNC et les autorités compétentes pour la confiance placée en eux. Ils ont réaffirmé leur engagement à servir avec loyauté et détermination, en vue d’assurer efficacement la protection des personnes et de leurs biens à Dibaya.
Mike Tyson Mukendi
