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Sud-Kivu : une cinquantaine de creuseurs périssent dans un éboulement à Kamituga
Des dizaines des creuseurs artisanaux sont morts dans un éboulement des puits dans les carrés miniers à l’endroit communément appelé « Détroit », à Kamituga( Sud-Kivu).
Des creuseurs qui sont morts après des pluies qui se sont abattues toute la journée à Mwenga.
» Ils sont là, tous, plus de 50 qui ont été ensevelis. Nous sommes à la recherche de leurs corps », s’indigne Mukambikwa Sidibo, cadre de la société civile Kamituga.
Le gouvernement provincial a déjà confirmé ce chiffre et présente ses condoléances aux habitants du milieu.
» C’est avec tristesse que le Gouverneur de Province, Son Excellence Théo Ngwabidje Kasi vient d’apprendre la mort tragique des 50 personnes en majorité des jeunes à la suite d’un éboulement dans un puit minier à Kamituga, dans le territoire de Mwenga. Le Gouverneur de Province présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes. Que Dieu le Tout-puissant les console en ce moment douloureux. Les recherches se poursuivent pour identifier nos compatriotes décédés, apporter notre assistance et arrêter des mesures pour éviter la reproduction de tels drames », dit le communiqué officiel au Sud-Kivu.
Une équipe a été déployée sur le lieu pour la première assistance aux victimes de cet éboulement.
Shukuru Ntwali/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
