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Kasaï central : le DP de l’ Office des routes rejette les allégations de détournement
Le directeur provincial de l’Office des routes du Kasaï central rejette toutes les accusations de détournement des fonds alloués à la lutte antiérosive portées contre lui.
Dans un entretien exclusif avec congoprofond.net, John Musans a indiqué que les fonds alloués à ces travaux ont été utilisés à bon escient. » Cette habitude de détourner, non ! Nous avons toujours envoyé des rapports de chantier à Kinshasa avec toutes les données possibles, quantité et tout ça. Je ne sais pas, on va détourner pourquoi? J’ai dit aux travailleurs qui ne touchaient que leurs salaires pas des primes, sauf les journaliers, je leur ai dit qu’il faut attendre les autres projets, s’il faut vous payer une prime. Parce que là c’est un acompte qu’on a eu. Comment on peut détourner un acompte? C’est ça le problème ! C’était juste de l’argent pour des travaux. Nous avons demandé 280.000$, on nous a envoyé 80.000$. Nous attendons une autre partie d’argent. Nous avons gardé un peu d’argent pour les sauvegardes de Bena Mande 1 et 2. C’était prévu pour deux ravins, nous avons stoppé 3 ravins. On devrait plutôt nous encourager ! », s’exclame Jhon Musans.
Les fonds envoyés par le Fonds national d’entretien routier( FONER) consistait à sauvegarder la nationale numéro 1 menacée de coupure entre le rond-point Notre-Dame et la rivière Lulua. « La direction générale voudrait qu’on commence avec Bena Mande 1 et Bena Mukangala. Le gouverneur m’a appelé pour pour qu’on ajoute Tubuluku. Nous avons fait des calculs, on a trouvé que c’est possible. Parce que Tubuluku ne posait pas trop de problème. C’était un problème de disfonctionnement de canalisation d’eau. Nous devrions refaire, boucher les caniveaux. Étant donné que c’était des travaux de sauvegarde, nous avons accepté d’y aller avec les trois ravins. Le cahier de charge était d’arrêter les érosions. C’est ce que nous avons fait », a conclu Jhon Musans.
La réaction du Directeur provincial de l’Office des routes vient couper court aux informations qui circulent sur les réseaux sociaux faisant état d’un probable détournement des fonds alloués aux travaux de lutte anti érosive à Kananga.
MUABILAYI/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
