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Kasaï central : le DP de l’ Office des routes rejette les allégations de détournement
Le directeur provincial de l’Office des routes du Kasaï central rejette toutes les accusations de détournement des fonds alloués à la lutte antiérosive portées contre lui.
Dans un entretien exclusif avec congoprofond.net, John Musans a indiqué que les fonds alloués à ces travaux ont été utilisés à bon escient. » Cette habitude de détourner, non ! Nous avons toujours envoyé des rapports de chantier à Kinshasa avec toutes les données possibles, quantité et tout ça. Je ne sais pas, on va détourner pourquoi? J’ai dit aux travailleurs qui ne touchaient que leurs salaires pas des primes, sauf les journaliers, je leur ai dit qu’il faut attendre les autres projets, s’il faut vous payer une prime. Parce que là c’est un acompte qu’on a eu. Comment on peut détourner un acompte? C’est ça le problème ! C’était juste de l’argent pour des travaux. Nous avons demandé 280.000$, on nous a envoyé 80.000$. Nous attendons une autre partie d’argent. Nous avons gardé un peu d’argent pour les sauvegardes de Bena Mande 1 et 2. C’était prévu pour deux ravins, nous avons stoppé 3 ravins. On devrait plutôt nous encourager ! », s’exclame Jhon Musans.
Les fonds envoyés par le Fonds national d’entretien routier( FONER) consistait à sauvegarder la nationale numéro 1 menacée de coupure entre le rond-point Notre-Dame et la rivière Lulua. « La direction générale voudrait qu’on commence avec Bena Mande 1 et Bena Mukangala. Le gouverneur m’a appelé pour pour qu’on ajoute Tubuluku. Nous avons fait des calculs, on a trouvé que c’est possible. Parce que Tubuluku ne posait pas trop de problème. C’était un problème de disfonctionnement de canalisation d’eau. Nous devrions refaire, boucher les caniveaux. Étant donné que c’était des travaux de sauvegarde, nous avons accepté d’y aller avec les trois ravins. Le cahier de charge était d’arrêter les érosions. C’est ce que nous avons fait », a conclu Jhon Musans.
La réaction du Directeur provincial de l’Office des routes vient couper court aux informations qui circulent sur les réseaux sociaux faisant état d’un probable détournement des fonds alloués aux travaux de lutte anti érosive à Kananga.
MUABILAYI/CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
