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Sud-Kivu: Ministre de l’Agriculture, pêche, élevage et développement rural, Robert Byacanda Shabidoke révoqué !
Le ministre provincial de l’Agriculture, pêche, élevage et développement rural du Sud-Kivu, Robert Byacanda Shabidoke, vient d’être révoqué de ses fonctions. La décision de sa révocation est contenue dans l’arrêté provincial nº23/053/GP/SK signé par le directeur de cabinet du gouverneur de la province du Sud-Kivu, Prof Jean Claude Mubalama Zibona, et dont une copie a est parvenue à CONGOPROFOND.NET ce mardi 11 avril 2023.
Selon ce document, Robert Byacanda Shabidoke est accusé d’avoir commis des fautes lourdes lors de l’exercice de ses fonctions.
‹‹ Attendu que Robert Byacanda Shabidoke, ministre provincial de l’agriculture, pêche, élevage et développement rural a, lors de l’exercice de ses fonctions, commis des fautes lourdes consistant dans l’insubordination notoire, le manque de loyauté vis-à-vis de l’autorité provinciale ainsi que le trouble de l’ordre public.››, indique ce document.
Il est à noter que Théo Ngwabidje Kasi, gouverneur du Sud-Kivu, a pris cette décision dès le tout premier jour qu’il est arrivé à son bureau après sa réhabilitation. Celui-ci a été notifié et signifié de regagner son poste à travers un télégramme signé par le ministre de l’Intérieur le dimanche 09 avril 2023.
Cette réhabilitation dans ses fonctions suscite des critiques de plus d’une personnes vu qu’il a été signé un dimanche.
Après cette notification, l’après-midi de ce lundi 10 avril, une motion de censure contre le gouvernement provincial du Sud-Kivu signée par 21 députés a été déposée au président a.i de l’Assemblée Provinciale. Cependant, Théo Ngwabidje Kasi est appelé le vendredi 14 avril prochain pour répondre devant les élus provinciaux.
Nicolas CAHIHABWA/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
