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Sud-Kivu : « Le FCC n’a pas besoin des querelles… »(Amani Kamanda Jacques, député provincial)
Le Front Commun pour le Congo (FCC/Sud-Kivu) est descendu dans la rue ce mardi 04 août 2020 pour réclamer le respect de la Constitution, ainsi que la sécurité sur toute l’étendue de la RDC.
Dans le lot des manifestants, le député provincial et rapporteur de l’organe délibérant du Sud-Kivu, Amani Kamanda Jacques, a fait savoir durant cette manifestation que le FCC n’a plus besoin des querelles. » Nous n’avons plus besoin de l’insécurité. Voilà pourquoi nous avons marché et venu déposer le mémorandum », a-t-il dit.
Pour ce cadre du regroupement AAB, le respect mutuel entre institutions doit être de vigueur aussi.
» Nous ici, au Sud-Kivu, nous exigeons le respect des institutions, nous exigeons le respect de la constitution. La population du Sud-Kivu, de la République démocratique du Congo doit se retrouver dans la gestion », a dit ce dernier.
Au sujet de plusieurs foyers d’insécurité enregistrés dans plusieurs régions( Fizi, Kipupu, Beni, Ituri et tant d’autres), ces caciques du FCC ont demandé au président de la République de tout mettre en oeuvre pour la juguler.
» Nous avons besoin de la paix, cette marche, non seulement, que nous devons respecter les institutions, nous recouvrons en même temps la paix. Nous avons besoin de la paix au Sud-Kivu. Nous avons besoin de la paix dans la plaine de la Ruzizi, nous avons besoin de la paix aussi à Kipupu, dans les hauts plateaux de Fizi et donc nous avons besoin de la paix sur toute l’étendue du territoire national », conclut Amani Kamanda Jacques.
Après Kinshasa, Ituri Sud-Ubangi, Goma et Butembo, le FCC Sud-Kivu a aussi manifesté pour exprimer sa position par rapport à la gestion du pays.
Shukuru Ntwali
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Micheline Ombae Kalama en première ligne : Offensive immédiate contre les VBG au Kasaï-Central
À peine arrivée ce lundi 20 avril à Kananga, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, n’a accordé aucun répit à son agenda. Animée par une détermination manifeste, elle s’est rendue directement au Centre de formation des policiers et policières pour lancer une action forte de sensibilisation contre les Violences Basées sur le Genre (VBG).
Ce choix stratégique, loin d’être anodin, traduit sa volonté de placer les forces de l’ordre au cœur du dispositif de lutte et de protection des victimes.

Une campagne d’envergure soutenue par la coopération internationale
Cette descente de terrain s’inscrit dans une vaste campagne communautaire visant à prévenir les VBG, renforcer la protection des survivants et améliorer leur accès aux services de prise en charge. Ce programme bénéficie de l’appui financier de KOICA, témoignant de l’engagement des partenaires internationaux aux côtés de la RDC.
À travers cette initiative, la ministre entend non seulement sensibiliser, mais aussi provoquer un changement de comportement durable au sein des communautés.
Un appel ferme à une réponse coordonnée

Face à un auditoire composé d’hommes et de femmes en uniforme, Micheline Ombae Kalama a insisté sur l’urgence d’une mobilisation collective. Elle a rappelé que la lutte contre les VBG exige une réponse coordonnée impliquant tous les acteurs de la chaîne de protection.
Son message est clair : briser le silence, renforcer les mécanismes de dénonciation et garantir une prise en charge efficace des victimes.
Les CISM, piliers de la prise en charge des survivants

La ministre a particulièrement mis en lumière le rôle central des Centres Intégrés de Services Multi-sectoriels (CISM), véritables socles de la stratégie nationale. Ces structures offrent gratuitement une prise en charge holistique aux survivants, incluant :
– des soins médicaux d’urgence,
– un accompagnement psychologique,
– une assistance juridique,
– et des mesures de réinsertion socio-économique.
Pour la ministre, la vulgarisation de ces services est essentielle afin que chaque victime sache où trouver aide et protection.
Les forces de l’ordre, maillon clé de la protection

En choisissant le centre de formation de la police comme point de départ, Micheline Ombae Kalama envoie un signal fort : les policiers et policières doivent être les premiers remparts contre les VBG.
« La lutte contre les VBG ne peut réussir sans une implication totale de ceux qui portent l’uniforme. Vous devez être le rempart des vulnérables et les premiers guides vers les CISM », a-t-elle déclaré.
Le Kasaï-Central au cœur des priorités gouvernementales

Cette mission marque le lancement d’une série d’activités intensives dans le Kasaï-Central, une province où les enjeux liés aux droits des femmes et des enfants restent particulièrement préoccupants.
Par cette action rapide et ciblée, Micheline Ombae Kalama affirme son leadership et sa volonté d’inscrire la lutte contre les VBG parmi les priorités urgentes du gouvernement.
Tyson Mukendi/CONGOPROFOND.NET
