Société
Stade des Martyrs : les sinistrés s’installent, jusqu’à quand ?
Depuis les pluies diluviennes du mois d’avril dernier, des centaines de sinistrés ont trouvé refuge au Stade des Martyrs, symbole du sport congolais et principal lieu d’accueil des grandes compétitions nationales et internationales. Si ce geste humanitaire démontre une certaine solidarité face à l’urgence, la situation devient de plus en plus préoccupante, tant pour les conditions de vie des déplacés que pour l’état de l’infrastructure.
Aujourd’hui, le stade n’a plus rien d’un complexe sportif. Entre tentes de fortune, déchets éparpillés, odeurs nauséabondes et installations sanitaires dégradées, le site ressemble davantage à un camp de fortune qu’à une enceinte de haut niveau. Même les services d’entretien et de sécurité sont débordés. Le gestionnaire du stade peine à maintenir un semblant d’ordre dans un environnement devenu pratiquement ingérable.
Cette occupation prolongée soulève une inquiétude majeure : la République Démocratique du Congo s’apprête à accueillir, dès le mois de septembre, les matchs des éliminatoires de la Coupe du Monde 2026. Dans l’état actuel des choses, le Stade des Martyrs n’est pas prêt, ni sur le plan logistique, ni sur le plan hygiénique, pour recevoir une rencontre internationale.
Il est impératif que l’État congolais prenne ses responsabilités. Le besoin de reloger dignement les sinistrés est urgent, tout comme la nécessité de restaurer l’image et la fonctionnalité du Stade des Martyrs. Ce monument national ne peut durablement servir de centre d’hébergement au risque de compromettre son avenir et la réputation du pays auprès des instances sportives internationales.
Le sport congolais mérite mieux, tout comme les sinistrés méritent une prise en charge humaine et organisée. L’heure n’est plus à l’improvisation, mais à l’action.
Désiré Rex Owamba/Congoprofond.net
Genre
RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026
Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.
À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.
Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.
Exaucé Kaya
