Infrastructures
Sports/Haut-Katanga : Le gouvernement Kyabula baisse les bras et laisse le stade de Kasumbalesa inachevé
L’entité sportive qui regorge les “jeunes talents” de Kasumbalesa, dans la province du Haut-Katanga éprouve d’énormes difficultés pour l’organisation du championnat de l’entente de football de Kasumbalesa. Cette situation freine le décollage de ce sport dans cette ville de la province minière de la République Démocratique du Congo (RDC).
Les infrastructures sportives sont inexistantes dans cette troisième ville du Haut-Katanga, une situation déplorée à vive voix : “Nous faisons jouer le championnat sur les terrains privés, par moment nous payons 20$ par match sur un terrain catholique, kasumbalesa n’a pas un stade répondant aux normes”, a révélé Clément Kitengie, président a.i de l’entente urbaine de football de kasumbalesa.
Cette réalité est vécue, pendant une saison aussi déclarée sportive, pourtant le gouvernement provincial avait pris la ferme décision de construire un stade à kasumbalesa pour l’épanouissement du football. Ces travaux de construction lancés par l’exécutif dirigé par Kyabula sont aux arrêts jusque là pour des raisons non avouées, le terrain même qui avait déjà pris une bonne allure ne ressemble plus qu’à un chantier abandonné.
Devant cette situation, les nombreux sportifs haussent le ton en invitant le gouverneur Kyabula de prendre cette situation au sérieux pour offrir à kasumbalesa un stade digne, car aujourd’hui le championnat est difficile d’être organisé par manque des infrastructures sportives.
Notons que les travaux d’aménagement du terrain ont été financés par la mairie de kasumbalesa, tandis que le gouvernement Kyabula avait pris la charge de la construction proprement dite.
Joseph Malaba/CONGOPROFOND.NET
Infrastructures
Délabrement de la RN5 entre Lubumbashi et Kasomeno : des retombées économiques redoutées
La route nationale n°5, sur son tronçon reliant la ville de Lubumbashi au village de Kasomeno, dans le territoire de Kasenga (Haut-Katanga), se trouve dans un état de délabrement très avancé. La situation s’est davantage aggravée ces derniers jours sous l’effet des pluies diluviennes.
Sur cet axe routier, les nids-de-poule et les affaissements de la chaussée entravent fortement la circulation. Des véhicules et camionnettes transportant des marchandises, notamment des produits vivriers, se retrouvent régulièrement immobilisés, perturbant considérablement le trafic.
« Cette route qui mène vers Kasenga est totalement délabrée, surtout sur ce tronçon. Nous souffrons beaucoup. Nous demandons sa réhabilitation », témoigne le conducteur d’un camion.
Ce tronçon stratégique joue pourtant un rôle clé dans les échanges commerciaux entre le territoire de Kasenga et la ville de Lubumbashi, notamment pour l’approvisionnement des marchés lushois en denrées alimentaires. Malgré cette importance, aucune initiative concrète de réhabilitation n’a été annoncée, en dépit du paiement régulier des taxes par les usagers.
« Nous payons des taxes au poste de péage installé sur cette route, mais son état ne change pas. Cet argent pourrait au moins servir à réhabiliter cet axe », déplore un usager. Un autre renchérit : « Cela fait quatre jours que nous sommes bloqués. Nous ne savons pas comment rejoindre Lubumbashi ou Kasenga. Nous manquons même de nourriture. »
Selon un habitant interrogé, la dernière modernisation de cette route remonte à 2014. Depuis, aucun entretien significatif n’aurait été réalisé, alors que les usagers déboursent en moyenne 100 dollars au péage à chaque passage, une situation jugée incompréhensible par plusieurs riverains.
La paralysie du trafic sur cet axe compromet l’acheminement des produits agricoles vers les centres urbains. Elle pourrait également entraîner une hausse des prix des denrées de première nécessité. Déjà, le prix d’un sac de farine est passé de 30 000 à 42 000 francs congolais ces derniers jours.
Patient M. MBY / Congo Profond.net
