Infrastructures
Kwango : La RN 16 réhabilitée, le gouverneur Willy Bitwisila satisfait du travail du GGPI
Le gouverneur du Kwango, Willy Bitwisila, a organisé mardi 08 octobre, une visite d’inspection sur le chantier du GGPI qui a décroché le marché de réhabilitation de la route nationale n°16, notamment le tronçon Bukangalonzo -Popokabaka.
Parti tôt le matin de Kenge (chef-lieu de la province du Kwango), Willy Bitwisila, à la tête d’une délégation composée de responsables de l’Office des Routes (autorité contractante du marché) et de quelques membres de son gouvernement et du conseil de sécurité, a parcouru plusieurs kilomètres en voiture, question de se faire une idée de l’évolution des travaux et de la qualité de la route.
A la base du chantier, il a été reçu par le directeur du GGPI (le Groupe Gouang Ping International), ou Chang Lin. Selon ses explications, une centaine de kilomètres déjà finie en terre battue et une cinquantaine est ouverte et attendent le remblage. L’entreprise GGPI reconnaît qu’il y a un retard dans l’exécution des travaux, due au retard de financement par le gouvernement central de la RDC. « Malgré ce retard de paiement, nous comptons finir le travail et vous montrer ce que nous savons faire… », a dit le directeur de GGPI.
Le gouverneur du Kwango, ingénieur agronome de son état, a eu bonne impression de l’évolution du travail réalisé par l’entreprise GGPI. Il est flatté que l’entreprise a rattrapé le retard déjà mis dans l’exécution.
« Si le rythme du moment est maintenu, nous espérons que le travaux de réhabilitation du tronçon Bukangalonzo -Popokabaka arrive à terme dans plus ou moins deux mois », a-t-il constaté, se basant sur les explications obtenues des ingénieurs.
Sur la question de retard orchestré dans le financement, le gouverneur Willy Bitwisila a promis plaidé auprès des autorités du gouvernement central pour permettre à l’entreprise GGPI d’être servie pour lui permettre de faire plus.
Au sujet de besoin de la pérennité, le gouverneur du Kwango pense qu’il faudra penser au travaux d’entretien. « Pour éviter que nous rentrions à la case départ, il y a eu lieu d’envisager que les travaux d’entretien soient retenus pour ce tronçon ».
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
Infrastructures
Délabrement de la RN5 entre Lubumbashi et Kasomeno : des retombées économiques redoutées
La route nationale n°5, sur son tronçon reliant la ville de Lubumbashi au village de Kasomeno, dans le territoire de Kasenga (Haut-Katanga), se trouve dans un état de délabrement très avancé. La situation s’est davantage aggravée ces derniers jours sous l’effet des pluies diluviennes.
Sur cet axe routier, les nids-de-poule et les affaissements de la chaussée entravent fortement la circulation. Des véhicules et camionnettes transportant des marchandises, notamment des produits vivriers, se retrouvent régulièrement immobilisés, perturbant considérablement le trafic.
« Cette route qui mène vers Kasenga est totalement délabrée, surtout sur ce tronçon. Nous souffrons beaucoup. Nous demandons sa réhabilitation », témoigne le conducteur d’un camion.
Ce tronçon stratégique joue pourtant un rôle clé dans les échanges commerciaux entre le territoire de Kasenga et la ville de Lubumbashi, notamment pour l’approvisionnement des marchés lushois en denrées alimentaires. Malgré cette importance, aucune initiative concrète de réhabilitation n’a été annoncée, en dépit du paiement régulier des taxes par les usagers.
« Nous payons des taxes au poste de péage installé sur cette route, mais son état ne change pas. Cet argent pourrait au moins servir à réhabiliter cet axe », déplore un usager. Un autre renchérit : « Cela fait quatre jours que nous sommes bloqués. Nous ne savons pas comment rejoindre Lubumbashi ou Kasenga. Nous manquons même de nourriture. »
Selon un habitant interrogé, la dernière modernisation de cette route remonte à 2014. Depuis, aucun entretien significatif n’aurait été réalisé, alors que les usagers déboursent en moyenne 100 dollars au péage à chaque passage, une situation jugée incompréhensible par plusieurs riverains.
La paralysie du trafic sur cet axe compromet l’acheminement des produits agricoles vers les centres urbains. Elle pourrait également entraîner une hausse des prix des denrées de première nécessité. Déjà, le prix d’un sac de farine est passé de 30 000 à 42 000 francs congolais ces derniers jours.
Patient M. MBY / Congo Profond.net
