Infrastructures
Nord-Kivu : Le Directeur provincial de la CNPR annonce l’installation des panneaux de signalisation à Butembo et Beni
Le directeur provincial de Commission nationale de prévention routière (CNPR/Nord-Kuvu), Éric Lushweko Basilwango annonce le lancement de l’installation des panneaux de signalisation dans les villes de Butembo et Beni, dans la province du Nord-Kivu, à l’Est de la République Démocratique du Congo.

« J’ai dépêché ici une équipe technique, il y a une semaine, celle-ci a placé quelques lignes zébrées sur la chaussée et nous avons quelques panneaux de signalisation qu’on va envoyer ici qui répondent aux standards internationaux. Je pense qu’avant la fin de l’année, vous verrez les résultats et après quelque temps, nous allons évaluer ensemble les travaux que je suis en train d’anticiper ici« , a-t-il annoncé.
A cette même occasion, Éric Lushweko Basilwango a encouragé certains privés qui s’investissent dans la mise en place des outils de régulation de la circulation routière dont le robot roulage et le feu lumineux.Ils les demande toutefois, d’être en ordre avec la loi et se faire assister de l’expertise de la CNPR à ce sujet.
« Nous avions échangé avec les partenaires privés et publics qui sont tous appelés à travailler avec nous, l’État ne refuse personne et bien, c’est seulement question d’être en ordre selon que, le texte le dis, vous devez avoir l’expertise de la CNPR à côté de vous. Qu’ils soient les bienvenus, nous sommes là et nous allons travailler ensemble« , a-t-il renchéri.
Et de préciser : « D’ailleurs, je vous annonce que nous avons des signalisations lumineuses que nous sommes en train de placer à Goma et d’autres seront envoyées ici pour que nous puissions avoir de modèle que peut-être nous collaborateurs peuvent suivre afin que nous puissions avoir des signaux qui répondent aux prescrits du code de la route. »
Précisons que c’est pour la première fois après dix ans, qu’un directeur provincial de la CNPR/Nord-Kivu effectue une mission d’itinérance dans cette partie de la province.Cette mission vient de le conduire à Oïcha, Beni, Butembo et bientôt à Lubero.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
Infrastructures
Délabrement de la RN5 entre Lubumbashi et Kasomeno : des retombées économiques redoutées
La route nationale n°5, sur son tronçon reliant la ville de Lubumbashi au village de Kasomeno, dans le territoire de Kasenga (Haut-Katanga), se trouve dans un état de délabrement très avancé. La situation s’est davantage aggravée ces derniers jours sous l’effet des pluies diluviennes.
Sur cet axe routier, les nids-de-poule et les affaissements de la chaussée entravent fortement la circulation. Des véhicules et camionnettes transportant des marchandises, notamment des produits vivriers, se retrouvent régulièrement immobilisés, perturbant considérablement le trafic.
« Cette route qui mène vers Kasenga est totalement délabrée, surtout sur ce tronçon. Nous souffrons beaucoup. Nous demandons sa réhabilitation », témoigne le conducteur d’un camion.
Ce tronçon stratégique joue pourtant un rôle clé dans les échanges commerciaux entre le territoire de Kasenga et la ville de Lubumbashi, notamment pour l’approvisionnement des marchés lushois en denrées alimentaires. Malgré cette importance, aucune initiative concrète de réhabilitation n’a été annoncée, en dépit du paiement régulier des taxes par les usagers.
« Nous payons des taxes au poste de péage installé sur cette route, mais son état ne change pas. Cet argent pourrait au moins servir à réhabiliter cet axe », déplore un usager. Un autre renchérit : « Cela fait quatre jours que nous sommes bloqués. Nous ne savons pas comment rejoindre Lubumbashi ou Kasenga. Nous manquons même de nourriture. »
Selon un habitant interrogé, la dernière modernisation de cette route remonte à 2014. Depuis, aucun entretien significatif n’aurait été réalisé, alors que les usagers déboursent en moyenne 100 dollars au péage à chaque passage, une situation jugée incompréhensible par plusieurs riverains.
La paralysie du trafic sur cet axe compromet l’acheminement des produits agricoles vers les centres urbains. Elle pourrait également entraîner une hausse des prix des denrées de première nécessité. Déjà, le prix d’un sac de farine est passé de 30 000 à 42 000 francs congolais ces derniers jours.
Patient M. MBY / Congo Profond.net
