Connect with us

Culture

Sport, culture et transmission : la «League des Reines 1» portée par Betika na Communauté, Mia Identity et Benitha Mureka

Published

on

Après cinq éditions couronnées de succès, le festival Made in Africa (MIA) Identity revient avec une 6e édition résolument féminine, enracinée dans la culture et tournée vers l’avenir. Au cœur de cette édition : le Nzango, ce jeu sportif et communautaire emblématique des femmes congolaises, mis à l’honneur à travers la toute première “League des Reines”.

les capitaines de 16 équipes, les arbitres et les officiers de match lors du tirage au sort

Ce tournoi inédit, lancé en grande pompe ce week-end sur le campus de l’Université technologique Bel Campus à Kinshasa-Limete, est soutenu par Betika na Communauté et parrainé par Benita Kayonga Mureka, l’icône de la beauté zaïroise, Miss Zaïre et deuxième dauphine à Miss Univers 1985.

16 équipes, 4 poules, une même ambition : valoriser la femme par le sport

Elles sont seize équipes, toutes composées de femmes de divers horizons, à avoir été retenues pour cette aventure. Le tirage au sort les a réparties dans quatre groupes symboliquement baptisés Mukaji, Nkazi, Mwasi et Mwana Muke — des termes issus des langues nationales congolaises qui désignent toutes “la femme”. Un clin d’œil appuyé à l’essence même du Nzango, qui exalte la puissance, l’élégance et la solidarité féminine.

Made with LogoLicious Add Your Logo App

« Le Nzango, c’est la perfection pour nous. Il incarne la santé féminine, la santé sexuelle et reproductive, mais aussi la culture et la convivialité », a expliqué Belinda Dongo, promotrice de MIA Identity, tout en insistant sur la volonté de cette édition : mettre la femme au centre de la dynamique culturelle et sociale.

Benita Kayonga Mureka : “D’une reine à d’autres reines”

Benitha Kayonga Mureka, Miss Zaïre et Univers 1985 en interview après tirage au sort

Marraine de cette édition, Benita Kayonga n’a pas boudé son émotion. Pour elle, cette “League des Reines” est bien plus qu’un tournoi. « En 1985, on m’appelait reine de beauté. Aujourd’hui, nous allons célébrer d’autres reines, celles du Nzango », a-t-elle confié. Plus qu’un simple souvenir d’enfance, ce jeu est devenu pour elle un lien entre générations, une passerelle entre traditions et émancipation.

Nzango : un sport, un rituel, un héritage

La « League des Reines » se veut également un espace d’échanges intergénérationnels. Au-delà des matchs, des moments de partage sont prévus, entre jeunes et aînées, pour discuter des enjeux de la femme, de la transmission des savoirs et de la place des valeurs africaines dans un monde en mutation.

Belinda Dongo, promotrice de Mia identity

« Nous voulons éviter la rupture culturelle. Si les jeunes filles ne s’approprient pas le Nzango aujourd’hui, nous risquons de perdre cette richesse demain », alerte Belinda Dongo. Voir des jeunes, comme l’équipe de Bel Campus, s’investir dans cette aventure est, selon elle, une victoire en soi.

Un rendez-vous à ne pas manquer

Les matchs se tiendront du 16 au 21 août 2025 à Bel Campus. La finale et la cérémonie de remise des prix auront lieu le 23 août au Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa-Gombe.

Plus qu’une compétition, la League des Reines est un manifeste vivant pour la santé, l’unité, et l’élévation des femmes congolaises par la culture.

Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET

Société

RDC : de 125 000 FC à 516 000 FC de salaire moyen, Jean-Pierre Lihau vante les réformes et impose la méritocratie dans la Fonction publique

Published

on

Le vice-premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a annoncé, lundi 18 mai 2026, la mise à la retraite de 1 200 fonctionnaires dès la semaine prochaine et de 3 000 autres le mois prochain. Cette déclaration a été faite lors d’un briefing presse coanimé à la RTNC avec le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, autour du thème : « La Fonction publique en chiffres : enjeux et perspectives ».

Au cours de cette rencontre avec la presse, le VPM a dressé un bilan qu’il juge positif des réformes engagées dans son secteur depuis son arrivée à la tête du ministère. Selon lui, le salaire moyen d’un fonctionnaire congolais est passé de 125 000 francs congolais en 2019 à 516 000 francs congolais en 2026. Il a également souligné que certains agents perçoivent désormais entre un et trois millions de francs congolais, selon leurs responsabilités et leurs grades dans l’administration publique.

Jean-Pierre Lihau a aussi détaillé l’évolution des rémunérations dans différentes catégories professionnelles. À titre d’exemple, un huissier, qui touchait auparavant 8 000 FC, perçoit aujourd’hui près de 250 000 FC, tandis qu’un directeur provincial est passé de 21 000 FC à plus de 500 000 FC. Les secrétaires généraux, quant à eux, bénéficient désormais d’un salaire avoisinant les 700 000 FC.

Le ministre de la Fonction publique a par ailleurs indiqué que les opérations de contrôle et de certification menées par son administration ont permis de ramener les effectifs des fonctionnaires de 1,4 million à environ 600 000 agents régulièrement identifiés. Il a dénoncé les pratiques des anciens régimes, accusés d’avoir favorisé des recrutements anarchiques au sein de l’administration publique, une situation qui, selon lui, continue de peser lourdement sur les finances de l’État.

Insistant sur la poursuite des réformes, Jean-Pierre Lihau a affirmé que la méritocratie sera désormais le principal critère d’accès à la Fonction publique. Il a également annoncé la mise en place de formations et de mécanismes de renforcement des capacités des agents publics afin de promouvoir une administration basée sur les compétences, la performance et le respect de la loi, loin du favoritisme et des pratiques clientélistes.

Exaucé Kaya

Continue Reading