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Service National : Le sac de maïs de 25 Kg toujours écoulé à 18.000 FC aux policiers, militaires et leurs dépendants

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A l’issue de sa visite d’inspection, effectuée le jeudi 05 mai 2023 dans quelques camps militaires de Kinshasa, pour se rendre compte de la vente du maïs produit par le Service national, aux militaires, policiers et leurs familles, le général Kasongo Kabwil formel :  » Une année et 8 mois après toutes les cantines sont opérationnelles et la vente se poursuit normalement ».

« Je n’ai pas besoin de le confirmer, c’est un constat. Vous et moi constatons que depuis que la cantine a été lancée par le Chef de l’État, elles sont opérationnelles chaque mois dans la ville garnison de Kinshasa où les cantines des camps Tshatshi, Kokolo,  Lufungula et au camp  Kabila, Ceta et au camp Badiadingi sont toutes opérationnelles. Cette visite était une visite d’inspection pour m’assurer du fonctionnement et la satisfaction des bénéficiaires afin de me permettre de faire rapport à la haute hiérarchie, donc au commandant suprême qui tient à ce qu’en dépit de la flambée de prix de maïs sur l’ensemble du territoire national que les militaires, les policiers ainsi que leurs dépendants bénéficient  de cette denrée qui est produite au Service national, au même prix qu’il avait indiqué lors du lancement des cantines dans les camps militaires. C’est-à-dire 18 000 FC pour un sac de 25 kg », a déclaré devant la preesse le général-major Jean-Pierre Kasongo Kabwik.

En dépit de la rareté du maïs et de la flambée de prix de ce produit de première nécessité dans certains coins du pays, le numéro Un du Service national rassure que les militaires et policiers ainsi que leurs dépendants  ne connaîtront pas de rupture de stock ni de rareté de cette denrée. « Je peux vous rassurer que nos stocks sont suffisants. La farine que vous voyez ici font partie des productions de maïs de l’an dernier. Nous avons dans nos prévisions, le stock est encore suffisant pour aller jusqu’au mois de juillet. Au mois de juillet, le maïs qui sera produit ici à Lovo dans le Kongo-Central sera mis en contribution mais aussi des grandes cargaisons qui viendront de Kaniama Kasese et des autres centres de production. Donc nous sommes à l’aise de ce point de vue là » , s’est réjoui le numéro Un de ce service rattaché à la Présidence de la République

Vital Kamerhe, Vice-premier ministre et ministre de l’Économie nationale a séjourné en Afrique australe principalement en Zambie et en Afrique du Sud dans le but de trouver des solutions à la crise qui secoue la région du Katanga et l’espace Kasaï qui font face à la rareté de maïs. Pour le VPM de l’économie, la production locale doit être encouragée pour répondre à une demande qui s’élève, selon lui, à plus d’un million de tonnes l’an.

La région du Katanga fait face à une crise criante de maïs. Depuis plus d’un mois maintenant, le sac de 25 kilos de maïs se négocie entre 75 à 100.000 francs congolais. Une situation qui tend à perdurer.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil

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L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.

Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.

Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.

Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.

Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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