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EXETAT-HORS SESSION : 21% des filles sont attendues au Kasaï Central
Le Gouverneur John Kabeya Shikayi a lancé officiellement les épreuves de la hors session d’examens d’État de l’édition 2022-2023, ce lundi 08 mai 2023, à Kananga au Lycée Buena Muntu.
Pour cette édition, la province du Kasaï Central attend 39.777 candidats dont 10.405 filles, soit 21,1%, inscrites dans les deux provinces éducationnelles.
Au cours de la cérémonie du go de Hors session, le Gouverneur John Kabeya Shikayi a interpellé les candidats qui pratiquent les anti-valeurs notamment la tricherie et la fraude.
» Sans l’éducation et la formation, il ne peut y avoir de développement dans un pays qui aspire à l’émergence. Sans évaluation, tout processus éducatif est voué à l’échec. Voilà pourquoi les évaluations sont des moments importants dans le cursus scolaire. Je souhaite bonne chance à tous les finalistes de ma province », a déclaré John Kabeya Shikayi, l’exécutif provincial du Kasaï Central.
L’autorité provinciale tient au respect des instructions pour la réussite de ces épreuves. « Je demande le respect strict des instructions en la matière afin d’éviter la fraude et le favoritisme. Aux élèves, il faut mettre de côté tout esprit de laboratoire. Il ne faut pas paniquer, il faut se concentrer ».
Pour l’inspecteur principal provincial Kasaï Central 1, Pierre Daniel Kasongo, « ces épreuves durent 4 jours. Il s’agit de la dissertation pour le cycle long et la rédaction pour le cycle court. Les épreuves traditionnelles pour les options techniques, l’oral de français et des épreuves de pratique professionnelle interviennent en dernière étape ».
Et d’ajouter : « nous vous demandons d’être disciplinés, sereins et calmes pendant toutes ces épreuves. Vous devez travailler en toute quiétude, éviter la fraude et la tricherie ».
Jeff MBUYI /CONGOPROFOND.NET
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Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil
L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.
Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.
“Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.
Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.
Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
