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Documentaire : « Congo ! Le silence des crimes oubliés » de Gilbert Balufu en projection ce jeudi 11 mai à Paris
Une projection-débat du film « Congo ! Le silence des crimes oubliés » sera organisée, ce jeudi 11 mai 2023 à l’Auditorium de l’hotel de Ville, par la 7e Commission du Conseil de Paris, en présence du réalisateur Gilbert Balufu.
Ce film rappelle que depuis le génocide rwandais, l’Est de la RDC est devenu une zone de non-droit et l’une des régions les plus dangereuses au monde. La situation humanitaire est catastrophique : milliers de réfugiés qui ne sont jamais retournés au Rwanda, milices aux ordres des pays voisins ou de multinationales convoitant les richesses minières, atrocités contre les civils, trafics en tous genres, pillages, viols en série, etc. Les multiples tentatives de médiation et les résolutions diverses n’ont servi à rien. Le triste résultat est pourtant bien là : des millions de congolais sont devenus des réfugiés dans leur propre pays.
Son auteur, Gilbert Balufu Mbaya, cinéaste et réalisateur congolais, affirme poursuivre une mission : celle de montrer aux yeux du monde que le Congo est victime des injustices et crimes depuis plusieurs décennies, mais cela ne semble pas préoccuper le monde.
Infatigable baroudeur, Gilbert Balufu poursuit sa tournée en France et en Belgique pour faire entendre la voix de ceux qui ne peuvent pas atteindre les décideurs mondiaux.
Le dimanche 30 avril 2023, le film a été projeté au cinéma Vendôme à Bruxelles.
Sorti en 2015. Ce court métrage a reçu le deuxième prix du documentaire africain en 2017 au Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (Fespaco).
Il faut aussi noter que Gilbert Balufu Mbaye, signataire de Congo ! Le silence des crimes oubliés (2015), accuse de « contrefaçon » le cinéaste européen Thierry Michel, auteur de L’Empire du silence (2021).
Quant à Thierry Michel l, il va répliquer par une poursuite pour « diffamation » et « calomnie » devant le procureur du Roi de son pays, la Belgique. Une démarche semblable est en préparation devant les tribunaux congolais.
Les deux œuvres en litige relatent, avec des entrevues et des extraits d’archives, des années de massacres et de pillages commis en République démocratique du Congo depuis le début des années 1990. Le génocide des Tutsis au Rwanda a déclenché une crise régionale qui a fait des milliers, voire des millions, de nouvelles victimes dans l’impunité — les responsables étant devenus tour à tour dirigeants militaires et politiques.
Benjamin Kapajika/CONGOPROFOND.NET
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Peter Kazadi vs André Mbata : 2 zéros qui se disputent la première place du néant
Il faut vraiment avoir perdu tout sens des réalités pour se lancer dans une bataille de courriers alors que le pays brûle encore dans l’Est et que le peuple crève de faim. André Mbata Mangu et Peter Kazadi Kankonde, deux noms qui ne font trembler intellectuellement personne sauf peut-être les feuilles de papier qu’ils noircissent. Ils s’envoient des lettres pour savoir qui est le plus important.
L’un, André Mbata Mangu Premier Vice-Président honoraire de l’Assemblée nationale et Secrétaire permanent de l’Union sacrée pour la Nation, brandit ses diplômes comme un gri-gri. L’autre, Peter Kazadi Kankonde Vice-Premier ministre honoraire de l’Intérieur et député national, parle d’une expérience tellement nocive et inutile que personne ne voudrait s’en inspirer et surtout dont le pays n’a strictement pas besoin.
Mais pendant qu’ils se chamaillent sur leurs CV, les Congolais, eux, comptent les morts dans l’Est et les jours sans électricité. Ces deux hommes occupent pourtant des fonctions qui devraient servir à quelque chose. Mais quand on regarde leurs résultats, c’est le désert total. Leur querelle n’intéresse qu’eux-mêmes. Pour le reste du pays, c’est juste le spectacle affligeant de deux ignorants qui se battent avec des mots qu’ils ne comprennent même pas.
Le premier, le Professeur André Mbata, est un vrai magicien. Son tour préféré : dire une chose un jour, et son contraire le lendemain, sans jamais rougir. Tout le monde a vu les vidéos où il jure sur tous les saints qu’on ne peut pas toucher à la Constitution. Il disait que c’était un crime grave, impardonnable. Aujourd’hui, le même homme, avec le même sérieux, explique qu’il faut tout changer. Et il est convaincu que le peuple a une mémoire de thon rouge.

Ce n’est plus un professeur de droit, c’est un vendeur de pagnes au marché : le matin le tissu est rouge, le soir il est bleu, selon le client qui paie. Voilà l’élite congolaise qu’on nous présente comme un grand savant : un homme dont la parole ne vaut pas un vieux billet de 100 francs. Il sait parler dans les grandes universités à l’étranger notamment en Afrique du Sud, mais chez lui, il est incapable de dire la vérité quand elle dérange ceux qui le nourrissent.
Quant au deuxième, Honorable Peter Kazadi Kankonde, c’est encore pire. On se demande chaque jour comment un homme aussi vide a pu devenir avocat. Ses propres confrères rigolent derrière son dos tellement il ne maîtrise rien du droit. La preuve ? C’est lui qui a écrit le fameux papier “mandat spécial” donnant le pouvoir à Jean-Marc Kabund comme Président intérimaire de l’UDPS. Il avait alors oublié de mentionner la Constitution et les règles du parti.

Juste oublié. Comme on oublie d’acheter le sel au marché. Résultat : depuis 8 ans, l’UDPS est bloquée, sans président clair, à cause de l’erreur d’un homme qui se dit juriste. Et cet homme-là ose aujourd’hui donner des leçons d’expérience ? Mais quelle expérience ? Celle de tout casser par bêtise ? Ces deux-là ne sont pas des élites. Ce sont des naufragés de l’intelligence qui se noient dans un verre d’eau et qui trouvent le moyen de se vanter de savoir nager. Le peuple, lui, regarde ça, pleure de rage et de honte.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
