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Société

Selembao : pénurie chronique d’eau à Lubudi, 30$ collectés par la REGIDESO, mais toujours pas d’eau

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L’eau, source de vie, reste un luxe pour les habitants du quartier Lubudi, dans la commune de Selembao. Depuis plus de 11 ans, cette population vit une pénurie persistante d’eau potable, une situation paradoxale pour un quartier situé dans la capitale congolaise, non loin du centre-ville.

Au fil des années, les habitants ont dû s’adapter à cette crise. Au début, ils parcouraient de longues distances pour s’approvisionner à la source « Mayi ya Makeke », avec des réveils très matinaux pour espérer y accéder. D’autres se rendaient jusqu’à la commune de Bumbu, transportant leurs bidons à l’aide de chariots, dans des conditions pénibles.

L’installation progressive de forages a apporté un léger soulagement, sans toutefois résoudre durablement le problème. Aujourd’hui, la majorité des habitants dépend de ces points d’eau. Chaque matin, hommes, femmes et enfants sillonnent les avenues à la recherche d’eau. Le bidon de 25 litres se vend à 200 francs congolais, un prix qui grimpe à 300 francs en cas de coupure d’électricité, rendant l’accès encore plus difficile et obligeant les usagers à faire de longues files d’attente.

Face à cette pénurie, un commerce informel de l’eau s’est développé. Des vendeurs s’approvisionnent dans des communes voisines comme Kasa-Vubu, Bandalungwa ou encore Ngiri-Ngiri, pour revendre l’eau aux habitants de Lubudi. Un bidon de 5 litres peut ainsi coûter jusqu’à 500 francs congolais, alourdissant davantage les charges des ménages déjà précarisés.

En mars dernier, des agents de la REGIDESO sont passés dans les habitations pour collecter une contribution de 30 dollars par ménage, promettant une solution à cette crise. Depuis, la population reste dans l’attente, espérant enfin voir la fin de ce calvaire quotidien qui dure depuis plus d’une décennie.

Elvit Kumbu/ Stagiaire UCC

Genre

RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026

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Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.

À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.

Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.

Exaucé Kaya

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