Société
Selembao : pénurie chronique d’eau à Lubudi, 30$ collectés par la REGIDESO, mais toujours pas d’eau
L’eau, source de vie, reste un luxe pour les habitants du quartier Lubudi, dans la commune de Selembao. Depuis plus de 11 ans, cette population vit une pénurie persistante d’eau potable, une situation paradoxale pour un quartier situé dans la capitale congolaise, non loin du centre-ville.
Au fil des années, les habitants ont dû s’adapter à cette crise. Au début, ils parcouraient de longues distances pour s’approvisionner à la source « Mayi ya Makeke », avec des réveils très matinaux pour espérer y accéder. D’autres se rendaient jusqu’à la commune de Bumbu, transportant leurs bidons à l’aide de chariots, dans des conditions pénibles.
L’installation progressive de forages a apporté un léger soulagement, sans toutefois résoudre durablement le problème. Aujourd’hui, la majorité des habitants dépend de ces points d’eau. Chaque matin, hommes, femmes et enfants sillonnent les avenues à la recherche d’eau. Le bidon de 25 litres se vend à 200 francs congolais, un prix qui grimpe à 300 francs en cas de coupure d’électricité, rendant l’accès encore plus difficile et obligeant les usagers à faire de longues files d’attente.
Face à cette pénurie, un commerce informel de l’eau s’est développé. Des vendeurs s’approvisionnent dans des communes voisines comme Kasa-Vubu, Bandalungwa ou encore Ngiri-Ngiri, pour revendre l’eau aux habitants de Lubudi. Un bidon de 5 litres peut ainsi coûter jusqu’à 500 francs congolais, alourdissant davantage les charges des ménages déjà précarisés.
En mars dernier, des agents de la REGIDESO sont passés dans les habitations pour collecter une contribution de 30 dollars par ménage, promettant une solution à cette crise. Depuis, la population reste dans l’attente, espérant enfin voir la fin de ce calvaire quotidien qui dure depuis plus d’une décennie.
Elvit Kumbu/ Stagiaire UCC
Société
Kasumbalesa : un agent de la DGM suspendu après son absence lors de la journée « ville morte » du 3 juin
La Direction générale des migrations (DGM) a suspendu de ses fonctions un de ses agents en poste à Kasumbalesa, dans le Haut-Katanga, pour absence au travail lors de la journée ville morte décrétée par l’opposition le mercredi 03 juin dernier.
Il s’agit de Wembo Luhata Joseph, dont l’absence a été constatée par la maire adjointe de Kasumbalesa au cours d’une visite effectuée dans les installations de ce service public, dans un contexte jugé sensible par la hiérarchie.
Dans une note signée le même jour, la Direction générale de la DGM indique que l’agent concerné est suspendu « jusqu’à nouvel ordre avec effet immédiat », en attendant d’éventuelles mesures disciplinaires.
« Compte tenu de la gravité des faits et en attendant les dispositions disciplinaires à prendre, vous êtes suspendu de vos fonctions », précise le document.
Cette décision intervient alors que la plateforme de l’opposition C-64 avait appelé à une opération ville morte à travers plusieurs villes du pays pour dénoncer le projet de réforme constitutionnelle, un éventuel troisième mandat du président Félix Tshisekedi ainsi que la loi sur le référendum récemment adoptée à l’Assemblée nationale.
Patient M. MBY
