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Société

Kinshasa : l’avenue Ngungu à Ngaliema, un axe en dégradation qui asphyxie les activités des commerçants

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À Kinshasa, l’état de l’avenue Ngungu, dans la commune de Ngaliema, suscite de vives inquiétudes parmi les habitants et les commerçants. Sur cet axe pourtant très fréquenté, la dégradation avancée de la chaussée complique fortement la circulation et perturbe le quotidien des usagers. « Ici, même quand il ne pleut pas, il n’y a pas de route », lâche, visiblement agacée, une vendeuse installée le long de cette avenue.

Nids-de-poule, boue et affaissements rendent le passage difficile, aussi bien pour les piétons que pour les véhicules. Cette situation devient encore plus critique à l’approche de la saison des pluies, où la route se transforme en véritable bourbier. Les habitants redoutent déjà une aggravation de ce calvaire, qui ralentit les déplacements et freine les activités économiques dans cette partie de la capitale.

Les commerçants du marché voisin figurent parmi les principales victimes de cette dégradation. Faute d’accès facile, de nombreux clients préfèrent éviter la zone. « Les gens n’osent plus venir jusqu’ici. Ils ont peur de se salir ou de rester bloqués dans la boue. Ils vont acheter ailleurs », explique une vendeuse. Une situation qui impacte directement leurs revenus et fragilise davantage leurs activités.

Face à ce constat, la population lance un appel pressant aux autorités pour une intervention rapide. Les habitants estiment que la réhabilitation de cette avenue relève de la responsabilité des pouvoirs publics, tout comme l’aménagement du marché environnant. En attendant une réponse concrète, usagers et commerçants continuent de subir les conséquences d’une infrastructure défaillante, symbole des défis persistants en matière d’urbanisation à Kinshasa.

Suzanne Nguladjoku/ stagiaire UCC

Genre

RDC : appuyé par IPAS, ONU FEMME et UNFPA, le sous-groupe thématique Violences Basées sur le Genre valide son plan d’action national 2026

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Avec l’appui de l’IPAS, ONU FEMME, l’UNFPA et l’ambassade du Canada en RDC, le sous-groupe thématique Violences basées sur le Genre (VBG) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, à Béatrice Hôtel à Kinshasa, sa reunion mensuelle de mars. Au cours de cette session, partenaires, acteurs étatiques, société et autres participants ont à l’unanimité, validé le plan d’action national pour une société plus juste, protectrice et égalitaire.

« Compte tenu de ce qui se passe en matière de violences dans notre pays, chaque mois nous nous réunissons avec tous les acteurs, qui luttent contre les violences basées sur le genre pour échanger, monter des stratégies en vue de lutter réellement contre ces violences », a expliqué Cécile Tshibanda, Directrice générale de l’Agence Nationale de lutte contre les Violences Faites à la Femme et à la Jeune et Petite Fille (AVIFEM).

« Aujourd’hui, comme vous pouvez vous en rendre compte, on avait une réunion au cours de laquelle on devait valider notre plan d’action national et ce qui a été fait. Et nous l’avons fait avec l’appui de l’ONU Femmes, de UNFPA, de l’ambassade du Canada et de l’IPAS », a précisé Cécile Tshibanda, à l’issue de ce rendez-vous.

À en croire la présentation de ce plan d’action, il vise à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre à travers une coordination efficace, un plaidoyer stratégique, une mobilisation accrue des partenaires, et un renforcement des capacités institutionnelles, afin de réduire l’impunité, améliorer la prise en charge des victimes et promouvoir la masculinité positive dans les politiques publiques d’ici fin 2026.

« Ce plan d’action national garantit une prise en charge multidisciplinaire des survivant(e)s, couvrant les besoins médicaux, psychologiques, judiciaires et socio-économiques. Il implique les acteurs étatiques, la société civile, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les communautés locales pour une meilleure appropriation », confie une note explicative.

Dans son approche, il vise à coordonner les actions, harmoniser les outils et renforcer les capacités des acteurs nationaux et provinciaux. Il assure la mise en conformité des lois nationales avec les instruments internationaux, renforçant la lutte contre l’impunité et engage les hommes et les décideurs à transformer les dynamiques de genre, servant de levier pour briser le cycle de la violence.

Partenaire technique du gouvernement dans cette lutte et organisateice de cette activité, IPAS se fixe comme vision de contribuer à l’avènement d’une RDC où chaque femme et chaque jeune fille a le droit, le pouvoir et les capacités d’agir en faveur de sa santé reproductive, de son éducation et de sa profession, gage de son autonomisation.

Exaucé Kaya

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