Santé
Kinshasa : les médecins du secteur public dans la rue pour réclamer la régularisation de leurs primes impayées depuis plusieurs années
Une vive tension a été observée ce mercredi 15 avril 2026 à Kinshasa, devant le ministère de la Santé, où plusieurs médecins des hôpitaux publics ont manifesté pour exiger le paiement de leurs primes restées impayées depuis plusieurs années.

Vêtus de leurs blouses et munis de pancartes, ces professionnels de santé ont exprimé leur ras-le-bol face à ce qu’ils qualifient de retards injustifiés, malgré les services rendus à la nation dans des conditions souvent difficiles.
« Nous avons travaillé pendant plusieurs années sans être payés. Aujourd’hui, nous sommes venus réclamer nos droits afin d’obtenir des réponses concrètes », a déclaré le docteur Jonathan, l’un des manifestants.

Le rassemblement, resté globalement pacifique, a attiré l’attention des passants ainsi que des autorités. Les manifestants appellent le gouvernement à agir en urgence pour régulariser leur situation et garantir le respect de leurs droits. En attendant une réponse officielle, ils promettent de poursuivre leur mobilisation dans les prochains jours si aucune solution concrète n’est trouvée.
Suzanne Ngulandjoko, stagiaire UCC
Actualité
Ebola en RDC : Félix Tshisekedi convoque une réunion de crise face à une nouvelle souche inquiétante
Face à la résurgence de la maladie à virus Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a présidé dans la nuit du lundi 18 mai une réunion de crise à sa résidence du Mont Ngaliema. Autour du Chef de l’État étaient réunis la Première ministre Judith Suminwa, plusieurs ministres sectoriels ainsi que le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe.
Au cours de cette rencontre d’urgence, le Président de la République a reçu le rapport préliminaire du ministre de la Santé publique, le Dr Roger Kamba, fraîchement revenu de la province de l’Ituri, considérée comme l’épicentre de cette nouvelle flambée épidémique. Selon les autorités sanitaires, six zones de santé sont actuellement touchées : Mongbwalu et Rwampara, principaux foyers de l’épidémie en Ituri, ainsi que Bunia et Nyankunde dans la même province. Au Nord-Kivu, les zones de Butembo-Katwa et de Goma sont également concernées.
Le rapport présenté au Chef de l’État fait état de 513 cas suspects et de 131 décès enregistrés dans les différentes zones affectées. Toutefois, le ministre de la Santé a tenu à préciser que ces décès restent pour l’instant “suspects”, des investigations étant toujours en cours afin de déterminer lesquels sont effectivement liés au virus Ebola. Cette situation suscite une vive inquiétude au sein des autorités sanitaires congolaises, alors que les populations locales redoutent une propagation rapide de la maladie.
Face à l’urgence, le Président Félix Tshisekedi a instruit le gouvernement de prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour contenir la pandémie et interrompre la chaîne de transmission. Le Chef de l’État a notamment insisté sur le renforcement des dispositifs sanitaires dans les zones touchées, tout en appelant la population au calme et au strict respect des mesures barrières afin d’éviter une aggravation de la situation.
De son côté, le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe, a révélé que le séquençage complet du génome viral confirme la présence d’une variante Bundibugyo, génétiquement distincte des précédentes épidémies de 2007 et 2012. Selon l’épidémiologiste, cette souche proviendrait directement d’un réservoir animal et ne dispose actuellement d’aucun vaccin ni traitement spécifique approuvé. Le célèbre virologue congolais a été chargé d’activer sans délai le protocole médical qui avait permis à la RDC de juguler les précédentes flambées d’Ebola.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
