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Sankuru : le président de l’Assemblée provinciale accuse le gouverneur Mukumadi d’entretenir une milice privée
Benoit Olamba Odimba, président de l’Assemblée provinciale du Sankuru, est monté au créneau, le dimanche 23 aout 2020 à l’hôtel Everest à Kinshasa, pour dénoncer une énième forfaiture de la part du gouverneur Stéphane Mukumadi.
En effet, face aux journalistes, il a déclaré avoir appris avec surprise, par la presse et à travers les réseaux sociaux, l’arrivée dans la province, par la ville de Lodja, de « Monsieur Joseph-Stéphane MUKUMADI, gouverneur déchu et mis en accusation par l’organe délibérant ». Pour lui, Mukumadi s’est visiblement soustrait de la justice avec risque de faire disparaitre les traces des faits graves mis à sa charge.
Et de poursuivre : » Cela est lourd de conséquences au regard des actes posés par lui ».
A cet effet, soutient le Bureau, dès son arrivée à Lodja, assuré de ses relations avec certaines autorités à Kinshasa, « Monsieur Joseph-Stéphane MUKUMADI, en violation de toutes les dispositions constitutionnelles en vigueur en République Démocratique du Congo, continue à s’arroger impunément le titre et les pouvoirs du gouverneur de Sankuru ». Il l’accuse de s’être livré à des spectacles désolants qui, non seulement, violent la loi et les droits des citoyens mais aussi, défient les principes de démocratie et de l’Etat de droit tout en constituant une menace grave contre la vie communautaire paisible des populations locales en instrumentalisant les éléments des FARDC, de la police nationale, de la petite territoriale et même une milice privée à cette fin. Le Bureau déclare en avoir toutes les preuves.

A cela, il ajoute qu’au Sankuru, des chaines de radio sont fermées sans respect des procédures, des journalistes enlevés, séquestrés et torturés en public par la milice du gouverneur Mukumadi dans une parodie de justice populaire au stade de Lodja, lors d’ »un spectacle digne des temps immémoriaux que l’on croyait révolus ».
A en croire le Bureau de l’Assemblée provinciale, des actions brutales de même nature sont prévues dans d’autres territoires de Sankuru dont Lomela, Kombe et Katako-Kombe.
Fort de cette situation, le Bureau de l’Assemblée provinciale de Sankuru a, dans sa communication, formulé 7 déclarations dont quelques unes reprises intégralement :
1. En se rendant au Sankuru, MUKUMADI a foulé aux pieds l’arrêt de la Cour constitutionnelle rendue sous R.Const. 1159 sur l’exigence de sa démission et la procédure en cours au Parquet Général près la Cour de Cassation qui, ayant déjà débuté les confrontations entre les parties, leur a formellement demandé de rester à sa disposition à Kinshasa ;
2. L’Assemblée provinciale du Sankuru réitère sa requête auprès de son Excellence monsieur le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et Sécurité pour qu’il saisisse la CENI en vue de l’organisation de l’élection des Gouverneur et Vice-gouverneur de la province du Sankuru ;
3. Le Bureau de l’Assemblé provinciale sollicite l’implication de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, en sa qualité de Garant de la Nation pour faire cesser les souffrances infligées depuis de longs mois par cet individu à la population du Sankuru qui mérite aussi de jouir de l’Etat de droit dont il a fait son cheval de bataille.

A titre de rappel, c’est depuis le 28 décembre 2019 que le gouverneur Joseph MUKUMADI a été mis en accusation par l’Assemblée provinciale du Sankuru. Ledit Bureau a saisi la Cour constitutionnelle en interprétation de l’article 166 de la constitution couplée avec les articles 28 et 68 de la loi sur la libre administration des provinces. Cette Haute Cour a rendu le 16 juillet un arrêt qui exige du gouverneur mis en accusation de rendre sa démission dans 24 heures. Et comme les 24 heures étaient déjà dépassées, renchérit le Bureau, il est réputé démissionnaire.
Jearry Coco LWESO/CONGOPROFOND.NET
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Prorogation exceptionnelle de la campagne de cotisation 2026 des architectes en RDC
Le Conseil National de l’Ordre des Architectes (ONA) informe l’ensemble des professionnels du secteur qu’une prorogation exceptionnelle du délai de paiement des cotisations pour l’exercice 2026 a été accordée.
Initialement fixée à une date antérieure, l’échéance est désormais reportée au 8 mai 2026, afin de permettre aux architectes de régulariser leur situation administrative et de se conformer aux exigences légales encadrant l’exercice de la profession en République démocratique du Congo.
Ci-dessous l’intégralité de la communication de l’ONA signée par son Secrétaire Général
MESSAGE RELATIF À LA PROROGATION DE LA CAMPAGNE DE COTISATION 2026.
Il est porté à la connaissance de l’ensemble des architectes que, dans le cadre de l’exercice 2026 , le délai de règlement des cotisations a fait l’objet d’une prorogation exceptionnelle.
La nouvelle échéance est désormais fixée au 8 Mai 2026 .
Les architectes sont invités à bien vouloir prendre toutes les dispositions utiles afin de procéder à la régularisation de leur situation dans les délais impartis.
Il est , en outre , rappelé que l’inscription et le maintien sur l’Extrait de Tableau constituent une condition essentielle à l’exercice régulier de la profession d’architecte .
Chaque architecte professionnellement etabli en RDCongo est tenu de veiller à la conformité de sa situation administrative à cet égard.
Fait à Kinshasa le 30 Avril 2026
Pour le Bureau du Conseil National de l’ ONA.
Dechaux NGANDU KABUYI
Architecte CNOA 0474
Secrétaire Général
