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Salon des Médias et du Business : Nécessité d’une subvention de l’État pour produire des programmes de qualité
Ouvert le jeudi 26 janvier, le Salon des médias et du business organisé par l’association des médias en ligne (MILRDC) en collaboration avec la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) à l’hôtel Fleuve Congo, s’est clôturé ce vendredi 27 janvier 2023.
La rencontre a donné lieu à des échanges fructueux entre, d’une part les professionnels des médias, et de l’autre les chercheurs et chefs d’entreprise.
Les quatre panels animés par des experts des médias et de l’économie ont été les moments forts de ce salon, car riches d’enseignement, et suivis des discussions auxquelles les participants ont pris part. Ces derniers ont noté que le changement de l’écosystème médiatique actuel passe, pour les panelistes, par les subventions de l’Etat. En conséquence, les médias auraient des moyens de produire des programmes de qualité, mais aussi diversifiés.
Quant à la gestion des entreprises médiatiques, les panelistes ont rappelé les quatre piliers de bonne gouvernance : Informer, Promouvoir, Administrer et Conserver (IPAC).
Informer revient à mettre l’information à la portée de tous, en interne comme en externe. Promouvoir par contre est le fait de mettre la population au courant de ses activités. Administrer consiste à disposer d’une stratégie efficace en vue d’atteindre les objectifs assignés. Enfin, Conserver signifie éviter d’être submergé par la concurrence et éviter de tomber en faillite.
Déborah Kabuya/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
