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Actualité

Rutshuru: 16 agriculteurs croupissent en prison pour avoir violé les limites du parc national de Virunga

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Au moins 16 agriculteurs de la localité de Kibirizi sont détenus par l’auditorat militaire de Rutshuru depuis plus de trois semaines. Ces derniers ont été arrêtés par les ecogardes de l’Institut congolais pour la conservation de la nature, ICCN le 4 septembre en pleine travaux champêtres vers Kabanda-Kibirizi.

Selon la notabilité locale qui livre la nouvelle ce vendredi 24 septembre, ces 16 personnes étaient parmis les 24 appréhendées par les éléments de l’ICCN. La même source précise que huit ont déjà recouvré leur liberté après avoir versé une rançon de 110 dollars américains chacun à la justice militaire de la place.

Très inquiète de la situation socio-économique et sécuritaire que traverse ces cultivateurs, la même notabilité demande à l’auditeur militaire de les libérer sans aucune contrainte.

Alors que les limites du parc national de Virunga ont été le nœud des conflits entre l’ICCN et les habitants voisins, à travers une déclaration, cette notabilité de Rutshuru plaide auprès du gouvernement congolais d’y apporter des solutions idouannes. Au même moment, elle sollicite l’implication des députés nationaux de proposer et voter une loi portant la modification des limites du Parc, vu l’absence des terres arables pour la protection de ce patrimoine.

 » Nous demandons au gouvernement congolais de chercher une solution dans l’urgence pour ces conflits entre les limites du parc et ceux de la chefferie, puisque c’est une situation qui a déjà engendré plusieurs problèmes pour les agriculteurs.

Nous signalons que ce conflit de limite est presque dans plusieurs endroits, notamment les territoires de Nyiragongo, Masisi, Rutshuru, Kiribizi, Kiwanja, Nyalilima, dans le graben et sur le lac Édouard, dans le Lubero, à Kasindi et à ailleurs.

Certaines voix s’élèvent pour solliciter aussi des élus nationaux de voir comment voter une loi qui pourra modifier les limites du Parc afin que les populations aient des terres à cultiver.  » Puisque c’est nous qui sommes les premiers conservateurs. Si nous commençons à s’entretuer entre les riverains et les ecogardes, ça prouve que nous avons échoué à protéger ce parc national de Virunga », a déclaré Mbusa Mukanda, l’un des animateurs des structures citoyennes de la place.

Rappelons que depuis le début de cette semaine, des ecogardes ont été filmées dans une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux détruisant la semence d’haricots des agriculteurs dans le parc national de Virunga au niveau du cité frontalier de Kasindi. Cet acte a été à la base d’une incompréhension de la population de la place qui qualifie ces ecogardes des ADF.

Il sied de souligner que les limites du Parc national de Virunga ont été à la base de plusieurs conflits entre la population et les éléments de l’ICCN dans cette région. Cette structure conservatoire de la faune et flore du Virunga accuse ces agriculteurs de viol volontairement les limites de ce patrimoine.

Nehemy Mbusa/CONGOPROFOND.NET

Politique

Réforme constitutionnelle en RDC : Blaise Omunyepa salue la position de l’ECC et appelle à l’unité nationale

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La fédération Haut-Uele 2 de l’Alliance pour le Changement (A.Ch) a salué la récente prise de position de l’Église du Christ au Congo (ECC) sur le débat relatif à une éventuelle réforme de la Constitution de la République démocratique du Congo. Son président fédéral, Blaise Omunyepa, estime que cette déclaration constitue un appel à la responsabilité des acteurs politiques et sociaux, tout en invitant les différentes composantes nationales à privilégier la cohésion sociale et l’unité du pays.

Dans un entretien accordé ce lundi 8 juin 2026 à Congo Profond.net, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (A.Ch) dans la fédération du Haut-Uele 2, a exprimé sa satisfaction à la suite du message publié par l’Église du Christ au Congo à l’issue de sa 66 e session extraordinaire du Comité exécutif national.

Pour ce cadre du parti de l’opposition, la position de l’ECC traduit la volonté de préserver les fondements démocratiques de la République et de garantir le respect des principes consacrés par la Constitution.

Selon lui, l’intervention de cette importante confession religieuse intervient dans un contexte marqué par des débats de plus en plus soutenus autour de la question de la révision ou du changement de la Constitution. Il estime que la voix de l’ECC contribue à enrichir le débat public tout en rappelant la nécessité de respecter les mécanismes légaux prévus par les textes en vigueur.

« La cohésion nationale doit demeurer au-dessus de toute considération politique. Les acteurs sociaux, religieux et politiques ont la responsabilité de préserver l’unité du peuple congolais », a-t-il soutenu.

Profitant de cette occasion, Blaise Omunyepa a lancé un appel aux Églises de réveil ainsi qu’aux membres de l’Union sacrée de la Nation afin qu’ils privilégient le dialogue, l’écoute mutuelle et la recherche du consensus dans les discussions relatives à l’avenir institutionnel du pays. Pour lui, la stabilité de la RDC dépend de la capacité des différentes forces vives à transcender les clivages pour promouvoir l’intérêt général.

Le président fédéral de l’A.Ch Haut-Uele 2 affirme également observer une adhésion grandissante de la population à la vision politique portée par Jean-Marc Kabund-A-Kabund, président national du parti. Il soutient que de nombreux Congolais se reconnaissent aujourd’hui dans le discours de changement, de bonne gouvernance et de respect de l’État de droit défendu par l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale.

Alors que le débat sur l’avenir de la Constitution continue d’animer la scène politique congolaise, l’Alliance pour le Changement réaffirme son attachement au respect des principes démocratiques et appelle l’ensemble des acteurs nationaux à œuvrer en faveur de la paix, de la cohésion sociale et de la stabilité des institutions de la République.

Junior Kasamba

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