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Rumba congolaise à l’UNESCO : Le professeur Ribio Nzeza Bunketi Buse raconte les coulisses d’un sacre culturel historique

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Inscrite en décembre 2021 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO, la rumba congolaise s’impose comme un symbole fort d’identité et de coopération entre les deux Congo. À travers un ouvrage riche et documenté, le professeur Ribio Nzeza Bunketi Buse retrace les étapes de cette reconnaissance mondiale, tout en dévoilant les coulisses d’un combat culturel d’envergure.

Un sacre fruit d’une coopération historique

L’inscription de la rumba congolaise au patrimoine immatériel de l’humanité constitue l’aboutissement d’un travail conjoint entre la République du Congo et la République démocratique du Congo. Cette démarche commune, rare et symbolique, a permis de valoriser un héritage culturel partagé, profondément ancré dans l’histoire et l’âme des deux nations. À la suite de cette reconnaissance, des célébrations ont été organisées à travers le monde, témoignant de l’influence globale de la rumba.

“La scène en 10 actes” : récit d’un parcours exigeant

Au cœur de l’ouvrage, l’auteur propose une reconstitution originale du processus d’inscription, baptisée « la scène en 10 actes ». Cette approche narrative met en lumière les efforts de la commission scientifique mixte, dont il fut rapporteur. Elle révèle les défis, les stratégies et les engagements qui ont jalonné ce long chemin vers la reconnaissance internationale.

Entre mémoire personnelle et regard analytique

Le livre s’ouvre sur une dimension autobiographique, offrant un éclairage intime sur l’implication de l’auteur dans cette aventure culturelle. Il se clôture par une réflexion prospective sur la mise en œuvre de la stratégie de promotion et de sauvegarde de la rumba congolaise, soulignant les responsabilités qui incombent désormais aux acteurs culturels et institutionnels.

Une fresque culturelle aux multiples facettes

Au-delà du récit principal, l’ouvrage propose une synthèse accessible de l’histoire de la rumba congolaise, enrichie de thématiques transversales. Des contributions spécifiques viennent compléter cette exploration, notamment celles de Charles-Didier Gondola sur la sape et de Rodrigue Nzelokuli sur le tourisme, illustrant l’impact de la rumba au-delà du champ musical.

Les “mabanga”, miroir d’une culture musicale vivante

Fait original, l’auteur met à disposition une annexe recensant près de 500 “mabanga”, ces dédicaces emblématiques de la musique congolaise moderne. Cet inventaire témoigne de l’évolution des pratiques artistiques et de leur rôle dans la construction d’une identité culturelle contemporaine.

Un auteur au cœur des dynamiques culturelles africaines

Professeur associé en communication à l’Université catholique du Congo ( UCC) et à l’Université de Kinshasa( UNIKIN), Ribio Nzeza Bunketi Buse est une figure engagée dans la promotion des cultures africaines.

Ancien président de la Fondation Music in Africa, il occupe depuis 2021 la direction du département Culture à l’Université Senghor. Il joue également un rôle actif au sein du 6e congrès culturel panafricain de l’Union africaine, confirmant son influence dans les politiques culturelles du continent.

Un témoignage clé pour l’histoire de la rumba

À la croisée du témoignage personnel et de l’analyse scientifique, cet ouvrage s’impose comme une référence pour comprendre les enjeux, les défis et les perspectives liés à la reconnaissance et à la valorisation de la rumba congolaise. Un récit indispensable pour tous ceux qui s’intéressent à la culture africaine et à son rayonnement international.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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Gestion de proximité, Rigueur et Éthique : La méthode Batukonke au cœur de la mission du FPI au Haut-Katanga

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Au-delà de l’évaluation des projets industriels, la mission effectuée dans le Haut-Katanga par le Directeur Général du Fonds de Promotion de l’Industrie, Hervé Claude Batukonke, a également révélé un style de management fondé sur la proximité, la discipline et l’éthique.

Un manager de terrain proche des travailleurs

Durant son séjour à Lubumbashi, Hervé Claude Batukonke s’est illustré par une approche inhabituelle dans la gestion des entreprises publiques. Le DG du FPI s’est présenté dès 7 heures du matin au siège provincial de l’institution afin d’échanger directement avec les agents.

Cette rencontre a permis aux travailleurs de poser librement leurs préoccupations. Certaines questions ont obtenu des réponses immédiates, tandis que d’autres feront l’objet d’un examen approfondi.

Par cette démarche, le patron du FPI veut démontrer qu’il dirige toutes les entités de manière rapprochée, aussi bien à Kinshasa qu’en province. Une gestion de proximité qu’il considère essentielle pour améliorer le rendement de l’institution.

Une ligne rouge éthique contre toute complaisance

La mission dans le Haut-Katanga a aussi été marquée par un geste symbolique. À l’issue de la visite du groupe Mining Engineering Services, les responsables de l’entreprise ont offert une œuvre d’art au DG du FPI en signe de reconnaissance pour son soutien à l’industrialisation.

Hervé Claude Batukonke a accepté ce présent tout en rappelant un principe personnel strict : il refuse tout cadeau d’une valeur supérieure à 50 dollars américains.

Pour lui, cette exigence morale constitue une garantie contre toute complaisance dans le traitement des dossiers de financement. Une manière d’afficher publiquement sa volonté de promouvoir une gouvernance rigoureuse et transparente au sein du FPI.

Recouvrement de la taxe et sécurisation du patrimoine du FPI

Au cours de cette mission, le DG du FPI a également rencontré Martin Kazembe afin de renforcer la collaboration entre le gouvernement provincial et le Fonds de Promotion de l’Industrie.

Les échanges ont porté sur l’accompagnement des entreprises locales mais aussi sur le recouvrement efficace de la Taxe de Promotion de l’Industrie, considérée comme un levier stratégique pour financer l’industrialisation du pays.

À Likasi, la délégation a visité les installations de la Société ferroviaire du Congo, spécialisée dans la fabrication des traverses en béton et d’autres matériaux de construction. L’entreprise souhaite bénéficier d’un financement du FPI pour développer ses activités.

Enfin, avant de clôturer sa mission, Hervé Claude Batukonke s’est rendu sur le site de Manoa destiné à la construction des logements des travailleurs. Face aux risques de spoliation, le DG a pris plusieurs mesures de sécurisation en présence des avocats-conseils du FPI, réaffirmant ainsi sa volonté de protéger le patrimoine de l’institution.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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