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RTNC : Chérubin Okende crie à l’injustice et saisit le ministre des Médias
Le député national Chérubin Okende a saisi le ministre national de la Communication sur le probable refus du directeur général de la Radio télévision nationale congolaise (RTNC) de laisser passer une émission dans laquelle un membre de la plateforme Lamuka a pris part.
En effet, regrette-t-il, c’est comme si les vieilles méthodes de l’ancien régime n’ont pas disparu. Pour lui, le DG de la RTNC, Ernest Kabila, aurait interdit la diffusion de l’émission deux sons de cloche, présentée par la consœur Nancy Odia Niango et qui recevait pour la circonstance Zacharie NKENDA, cadre de l’UDPS ( coalition FCC-CACH au pouvoir), en face du député Chérubin OKENDE (président du parti FSIR), membre de Lamuka ou opposition.
Le DG aurait interdit la diffusion de l’émission deux sons de cloche pour un motif que Okende qualifie de « simpliste et discriminatoire » puisque l’un des invités était de l’opposition. Pour lui le DG a marché sur le caractère neutre que devait respecter ce média public et, ainsi, est allé à l’encontre de la vision du président de la République Félix Tshisekedi qui veut laisser toutes les tendances s’exprimer pour respecter la Constitution.
Pour Ben-Shanal KIMONI, cadre du parti FSIR joint par CONGOPROFOND.NET, ce genre d’attitude, non réprimée, démontrera tout simplement que le changement tant vanté par la coalition FCC-CACH n’est qu’un simple slogan qui habille la continuité des anti valeurs et des abus décriés pendant la gestion du régime passé où tout était fait pour
museler les opposants. « Maintenant que le ministre de la tutelle est saisi, l’opinion attend la suite », a
Contactée, la présentatrice de l’émission n’a pas voulu commenter ce sujet.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Meurtre du policier “Me Bic Rouge” : Le ministère public requiert la peine de mort contre le militaire Kaseba Katembwe
L’audience publique dans l’affaire du meurtre du policier Mumposa Ngetadidi Joslain, alias « Me Bic Rouge », s’est poursuivie ce vendredi 13 mars 2026. Le principal prévenu, Kaseba Katembwe, militaire de la Garde républicaine, continue de rejeter toute responsabilité dans ce drame.
À la barre, le prévenu a de nouveau déclaré ne jamais avoir connu la victime de son vivant. Il affirme également ne s’être jamais rendu à l’hôpital de l’Amitié sino-congolaise et nie catégoriquement toute implication dans la mort du policier.

Le ministère public évoque des témoignages accablants
De son côté, le ministère public soutient que les éléments de l’enquête contredisent la version du militaire. Selon les renseignements recueillis, un témoin cité dans le dossier, Manituka, affirme que Kaseba Katembwe et Itani Félicien se trouvaient bel et bien au poste de police Révolution au moment des faits.
Toujours selon l’accusation, les deux hommes auraient ouvert le feu sur le policier Ngetadidi Joslain, qui a succombé à ses blessures. Le corps de la victime se trouve toujours à la morgue en attendant la suite de la procédure judiciaire.
Une intervention qui vire au drame
Les faits remontent au samedi 14 février 2026, une date qui reste gravée comme un jour de deuil pour la famille de la victime.
Policier en service, Mumposa Ngetadidi Joslain, surnommé Me Bic Rouge, a été mortellement atteint par balle lors d’une intervention qui semblait pourtant ordinaire.
D’après les témoignages recueillis par la famille, le policier aurait été abattu par un militaire de la Garde républicaine.
Une tentative d’extraction forcée au cœur de l’affaire

Selon les premières reconstitutions des faits, tout serait parti de l’arrestation d’un jeune homme présenté comme Kuluna, soupçonné du vol d’une moto. Peu après son interpellation, son frère ( un militaire) se serait présenté au poste de police accompagné d’autres soldats armés afin d’exiger sa libération.
La situation aurait rapidement dégénéré en vive altercation entre les militaires et le policier Mumposa Ngetadidi Joslain, qui était alors en service au poste de police Révolution.
C’est au cours de cette dispute que l’un des militaires aurait fait usage de son arme, tirant à bout portant sur le policier, qui s’est effondré grièvement blessé.
La peine capitale requise, verdict attendu
Au regard de la gravité des faits, le ministère public a requis la peine de mort contre Kaseba Katembwe, ainsi que contre les membres présumés de son groupe, notamment Manituka Ditumene et Tambwe Kasongo.
L’audience ayant été renvoyée, le tribunal devra poursuivre l’examen du dossier afin d’établir les responsabilités dans ce drame qui a profondément choqué l’opinion à Kinshasa. La famille de la victime, quant à elle, continue de réclamer que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort du policier Me Bic Rouge.
Glody Bukasa/CONGOPROFOND.NET
