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RTNC : Chérubin Okende crie à l’injustice et saisit le ministre des Médias
Le député national Chérubin Okende a saisi le ministre national de la Communication sur le probable refus du directeur général de la Radio télévision nationale congolaise (RTNC) de laisser passer une émission dans laquelle un membre de la plateforme Lamuka a pris part.
En effet, regrette-t-il, c’est comme si les vieilles méthodes de l’ancien régime n’ont pas disparu. Pour lui, le DG de la RTNC, Ernest Kabila, aurait interdit la diffusion de l’émission deux sons de cloche, présentée par la consœur Nancy Odia Niango et qui recevait pour la circonstance Zacharie NKENDA, cadre de l’UDPS ( coalition FCC-CACH au pouvoir), en face du député Chérubin OKENDE (président du parti FSIR), membre de Lamuka ou opposition.
Le DG aurait interdit la diffusion de l’émission deux sons de cloche pour un motif que Okende qualifie de « simpliste et discriminatoire » puisque l’un des invités était de l’opposition. Pour lui le DG a marché sur le caractère neutre que devait respecter ce média public et, ainsi, est allé à l’encontre de la vision du président de la République Félix Tshisekedi qui veut laisser toutes les tendances s’exprimer pour respecter la Constitution.
Pour Ben-Shanal KIMONI, cadre du parti FSIR joint par CONGOPROFOND.NET, ce genre d’attitude, non réprimée, démontrera tout simplement que le changement tant vanté par la coalition FCC-CACH n’est qu’un simple slogan qui habille la continuité des anti valeurs et des abus décriés pendant la gestion du régime passé où tout était fait pour
museler les opposants. « Maintenant que le ministre de la tutelle est saisi, l’opinion attend la suite », a
Contactée, la présentatrice de l’émission n’a pas voulu commenter ce sujet.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
