Actualité
Révision du fichier électoral : 6000 kits d’identification et d’enrôlement réceptionnés par la CENI
Le Questeur adjoint de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Mme Sylvie BIREMBANO BALUME, a, au nom du Président Denis KADIMA KAZADI, réceptionné ce jeudi 8 décembre 2022 en soirée à l’aéroport de Ndjili, un important lot de 6 300 kits d’identification et d’enrôlement des électeurs provenant de Séoul, en Corée du Sud.
Cette acquisition livrée par Miru Systems, partenaire de la Centrale électorale, fait suite au premier lot reçu le mercredi 19 octobre 2022, en vue de répondre aux impératifs liés à l’opération de Révision du fichier électoral au cours de la période comprise entre décembre 2022 et mars 2023, pour laquelle près de 30 000 kits sont attendus.
« En ma qualité de chargée de la logistique au sein de l’institution, j’ai été mandatée par le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante, Denis KADIMA KAZADI, pour réceptionner un important lot de kits d’enrôlement qui vont servir à identifier et enrôler les électeurs dans les deux premières aires opérationnelles. C’est environ 6 300 kits dont la CENI vient de bénéficier pour remplir sa mission. Nous tenons à remercier notre partenaire Miru Systems pour la célérité mise dans la livraison de ce matériel. Je m’en voudrais de ne pas reconnaître le professionnalisme de notre équipe de logisticiens qui m’accompagne aussi tard et sous une pluie battante pour cette acquisition et pour leur détermination dans la mise en œuvre de notre calendrier électoral », a confié Sylvie BIREMBANO BALUME.
Ce lot réceptionné a pris la direction de l’entrepôt de la CENI situé à l’aéroport de Ndjili dans la perspective de l’opération qui devra débuter dès le 24 décembre 2022, pour la première aire opérationnelle comprenant 10 provinces (Kongo-Central, Kwilu, Kwango, Maï Ndombe, Equateur, Nord et Sud-Ubangi, Tshuapa, Mungala, la ville de Kinshasa comprise.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Kananga : à la rivière Nganza, le lavage des motos devient une école d’entrepreneuriat pour les jeunes
À la rivière Nganza, située à Kananga, une scène devenue familière se répète chaque jour. Des dizaines de jeunes, âgés de 14 à 35 ans, s’activent sans relâche autour des motos et des véhicules qu’ils nettoient du matin au soir, du lundi au dimanche.
Dans un contexte marqué par le manque d’emplois formels, cette activité de lavage d’engins motorisés s’impose comme une véritable bouée de sauvetage économique. Elle permet à ces jeunes non seulement de subvenir à leurs besoins quotidiens, mais aussi d’envisager un avenir plus stable.
La débrouillardise comme moteur de survie
Munis de seaux, de chiffons et d’une détermination sans faille, ces jeunes ont transformé les abords de la rivière en un espace de travail dynamique. Ici, pas de contrat ni de sécurité sociale, mais une volonté commune de s’en sortir par leurs propres moyens.
Les revenus journaliers oscillent entre 10 000 et 15 000 francs congolais, avec des variations selon l’affluence et la « chance du jour ». Une somme modeste, mais souvent suffisante pour couvrir les besoins essentiels.

Portrait : Junior XL, symbole d’une réussite progressive
Parmi ces jeunes figure Junior XL, un prénom devenu presque une marque sur les lieux. Marié et père de deux enfants, il exerce cette activité depuis 2019. Ce travail, qu’il qualifie lui-même de « débrouillardise », lui a permis de construire son foyer et d’assumer ses responsabilités familiales.
« Grâce à ce travail, j’ai pu me marier et organiser ma vie », confie-t-il avec fierté.
La solidarité financière à travers les ristournes
Au-delà du travail individuel, une organisation collective renforce leur résilience économique. Junior XL participe à une ristourne, un système d’épargne communautaire, avec une contribution journalière de 5 000 francs congolais.
Cette pratique, très répandue dans les milieux informels, permet aux membres de disposer, à tour de rôle, d’un capital plus important pour investir ou faire face à des imprévus.
Diversification des revenus : un pas vers l’entrepreneuriat
Grâce aux fonds issus de cette ristourne, Junior XL a franchi une étape supplémentaire en ouvrant un petit restaurant pour son épouse, toujours à proximité de la rivière.
Avec un sens aigu du commerce, il oriente régulièrement ses clients vers ce point de restauration. Une stratégie simple mais efficace : après le lavage de leurs motos, certains deviennent aussi consommateurs, contribuant ainsi à faire prospérer l’activité familiale.
Des ambitions au-delà du lavage
Malgré les difficultés, Junior XL ne manque pas d’ambition. Son objectif à moyen terme est d’acquérir une moto neuve afin de se lancer dans le transport en commun et diversifier ses sources de revenus.
Comme lui, de nombreux jeunes de la rivière Nganza nourrissent l’espoir de transformer cette activité de survie en un véritable tremplin vers l’entrepreneuriat.

Un secteur à encadrer pour maximiser son impact
Si cette activité constitue une réponse concrète au chômage des jeunes, elle reste informelle et peu structurée. L’absence d’encadrement, d’infrastructures adéquates et de mesures d’hygiène pose plusieurs défis.
Un accompagnement des autorités locales ou d’organisations de développement pourrait améliorer les conditions de travail, accroître les revenus et transformer ces initiatives en véritables micro-entreprises.
À Kananga, le lavage des motos à la rivière Nganza dépasse le simple cadre d’un petit métier. Il incarne la résilience, l’ingéniosité et l’esprit entrepreneurial d’une jeunesse déterminée à se frayer un chemin vers un avenir meilleur, malgré les contraintes économiques.
Mike Tyson Mukendi
