Politique
PT : Mise en place d’une commission préparatoire du Congrès annoncé en janvier 2023
La réunion ordinaire du Bureau Politique du Parti Travailliste (PT) élargie à certains cadres, sous la présidence de Steve Mbikayi, s’est tenue ce samedi 10 décembre 2022.
L’ordre du jour a porté sur la préparation du Congrès du Parti ainsi que le renouvellement de la Commission Electorale de cette formation politique membre de l’Union Sacrée de la Nation( USN), et le calendrier de la 2ème tournée du président national du parti, Steve Mbikayi, à travers le pays.
Le Bureau politique a mis en place une commission préparatoire du Congrès du Parti qui se tiendra en janvier prochain. Cette Commission composée de 10 membres sera dirigée par Junior Jacques Bokulu. Elle a 10 jours pour transmettre le rapport au secrétariat général.

Pour ce qui est du calendrier de la deuxième tournée de Steve Mbikayi à travers le pays, une Commission ad hoc a été constituée à cet effet. Elle a été chargée de préparer le budget et de proposer la date du début de cette tournée.
En outre, le Bureau politique a été informé de la démission de 4 membres du parti et en a pris acte. Le Bureau Politique a souligné que les adhésions et les démissions sont des faits normaux dans un parti politique et ne nécessite aucun débat. « Néanmoins, le Bureau Politique a été informé des différents messages d’intoxication envoyés à nos Fédérations par certains camarades démissionnaires qui, par ailleurs, les rejettent en bloc et en informe la hiérarchie du parti. Ils ont renouvelé leur confiance au parti et à son président national », renchérit le communiqué.
Le Bureau Politique souligne aussi que contrairement aux contre-vérités véhiculées à ce jour pour les 5 députés du PT dont son président national, aucun n’a démissionné du parti.
O’LYMBE KISEMPA FANTA-LEÏLA /Stagiaire/
CONGOPROFOND.NET
Actualité
Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil
L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.
Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.
“Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.
Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.
Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
