Diplomatie
Renforcement de la coopération : La Belgique réitère son soutien aux initiatives de paix en RDC
En visite officielle en République démocratique du Congo, Maxime Prévot, vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération au développement, a été reçu en audience ce lundi 28 avril par le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, au Palais de la Nation.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations bilatérales entre la RDC et le Royaume de Belgique, et plus particulièrement autour des efforts régionaux et internationaux en faveur de la paix dans l’est du pays.
À l’issue de l’audience, Maxime Prévot a réaffirmé l’engagement de la Belgique et d’autres États européens à soutenir activement les initiatives prises par les autorités congolaises, ainsi que par les instances sous-régionales et internationales, pour restaurer la stabilité dans la région des Grands Lacs.
« La Belgique reste un acteur fort, crédible de longue date dans la région. Nous donnons un maximum de chances à la réussite de ces initiatives de paix et y apportons notre concours », a déclaré le chef de la diplomatie belge. Il a également souligné que ce soutien s’étendait au-delà de son pays, traduisant une position commune de plusieurs États européens en faveur d’une paix durable en RDC.
Cette visite marque un nouveau tournant dans la coopération entre Bruxelles et Kinshasa, dans un contexte où la situation sécuritaire dans l’est de la RDC demeure préoccupante malgré les efforts déployés sur les plans diplomatique et militaire.
Le Président Tshisekedi a, pour sa part, salué cette marque de solidarité internationale, réaffirmant la détermination de son gouvernement à poursuivre les réformes et les démarches nécessaires pour ramener la paix et la sécurité dans les provinces affectées par les conflits armés.
Félix Ilunga/CongoProfond.net
Actualité
A Kampala, des experts plaident pour une paix “ancrée localement” en RDC face aux limites des accords internationaux
La 9ème édition de la Conférence de géopolitique de Kampala (KGC2026), tenue les 15 et 16 avril 2026 à l’Université Makerere en Ouganda, a pris fin ce jeudi sur un panel consacré à la situation en République démocratique du Congo.
Intitulé « Paix empruntée, ressources hypothéquées : le dilemme de souveraineté de la RDC et les perspectives de paix durable entre le cadre de Doha et l’accord de Washington », le panel 4 a réuni plusieurs spécialistes autour des défis que représentent les actuels processus de négociation pour la stabilisation du pays.
Le professeur Kasaijja Phillip Apuuli a souligné les limites des modèles standardisés d’accords de paix, rappelant que des solutions durables nécessitent une appropriation locale plus forte. « Les accords dont le processus n’est pas possédé nativement ne suscitent pas d’engagement », a-t-il observé, plaidant pour une implication directe des populations congolaises dans la conception des mécanismes de sortie de crise.
Asuman Bisika a pour sa part abordé la question de la souveraineté comme un espace en constante négociation, notamment face aux enjeux liés à la gestion des ressources naturelles. La professeure Zahara Nampewo a quant à elle interrogé la capacité de la RDC à mettre en œuvre des accords dans des cadres aussi complexes que Doha et Washington, au regard des contraintes politiques, économiques et géographiques propres au pays.
Les intervenants ont également replacé la crise congolaise dans son contexte historique long, depuis les années 1960 jusqu’aux tensions actuelles dans l’est du pays.
Au terme des échanges, les panélistes ont convergé vers la nécessité d’un ancrage africain plus affirmé dans les processus de paix, afin d’en garantir la durabilité et l’appropriation par les parties prenantes locales.
