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Réforme salariale : Tshisekedi lance les travaux pour une nouvelle politique des agents publics
Le président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi, a donné ce jeudi à Kinshasa le coup d’envoi officiel des travaux pour l’élaboration d’une nouvelle politique salariale destinée aux agents publics de l’État. Une initiative qui s’inscrit dans une démarche ambitieuse de modernisation de l’administration publique et d’amélioration des conditions de vie des fonctionnaires.
Dans son discours, le chef de l’État a rappelé le contexte national difficile, marqué par de multiples défis, en particulier dans l’Est du pays. «Nous traversons une étape décisive de notre histoire », a-t-il affirmé, dénonçant une situation sécuritaire préoccupante qu’il a qualifiée d’«agression inacceptable ».
Pour Félix Tshisekedi, cette réforme ne concerne pas uniquement les chiffres : elle incarne une double bataille – celle de la souveraineté nationale et celle de la justice sociale. Il a insisté sur le rôle central des fonctionnaires dans le développement du pays : « Tandis que l’Est de notre pays est confronté à une agression menaçant la sécurité et la dignité de notre population, une autre bataille s’engage ici : celle de la valorisation de nos fonctionnaires et de la modernisation de notre administration».
L’objectif est clair : mettre en place une politique salariale équitable, durable et performante, capable de réduire les disparités, stimuler la motivation des agents et créer un environnement propice à un service public efficace.
«Ces luttes, bien que différentes, ont une même finalité : bâtir un Congo fort, uni, prospère, où chaque citoyen vit dans la paix, la dignité et l’équité», a conclu le Président.
Ce lancement marque également le début d’un dialogue inclusif entre le gouvernement, les syndicats des agents publics, et les partenaires techniques et financiers, en vue de construire une réforme consensuelle et pérenne.
Félix Ilunga/CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
