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Réforme salariale : Tshisekedi lance les travaux pour une nouvelle politique des agents publics
Le président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi, a donné ce jeudi à Kinshasa le coup d’envoi officiel des travaux pour l’élaboration d’une nouvelle politique salariale destinée aux agents publics de l’État. Une initiative qui s’inscrit dans une démarche ambitieuse de modernisation de l’administration publique et d’amélioration des conditions de vie des fonctionnaires.
Dans son discours, le chef de l’État a rappelé le contexte national difficile, marqué par de multiples défis, en particulier dans l’Est du pays. «Nous traversons une étape décisive de notre histoire », a-t-il affirmé, dénonçant une situation sécuritaire préoccupante qu’il a qualifiée d’«agression inacceptable ».
Pour Félix Tshisekedi, cette réforme ne concerne pas uniquement les chiffres : elle incarne une double bataille – celle de la souveraineté nationale et celle de la justice sociale. Il a insisté sur le rôle central des fonctionnaires dans le développement du pays : « Tandis que l’Est de notre pays est confronté à une agression menaçant la sécurité et la dignité de notre population, une autre bataille s’engage ici : celle de la valorisation de nos fonctionnaires et de la modernisation de notre administration».
L’objectif est clair : mettre en place une politique salariale équitable, durable et performante, capable de réduire les disparités, stimuler la motivation des agents et créer un environnement propice à un service public efficace.
«Ces luttes, bien que différentes, ont une même finalité : bâtir un Congo fort, uni, prospère, où chaque citoyen vit dans la paix, la dignité et l’équité», a conclu le Président.
Ce lancement marque également le début d’un dialogue inclusif entre le gouvernement, les syndicats des agents publics, et les partenaires techniques et financiers, en vue de construire une réforme consensuelle et pérenne.
Félix Ilunga/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
