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Recrudescence de l’insécurité au Kasaï : Kambayi interpelle Kankonde !
La situation sécuritaire dans la région du Kasaï préoccupe le sénateur Denis Kambayi Tshimbumbu. L’élu du Kasai central a adressé deux questions orales avec débat au vice premier ministre et ministre de l’Intérieur et sécurité nationale, d’une part, et de l’autre au ministre délégué à la Défense, Aimé Ngoyi Mukena.
Denis Kambayi veut obtenir des réponses sur la gestion des différents conflits dans la région et de la situation du secteur opérationnel créée par le chef de l’État honoraire Joseph Kabila.
Au Kasaï Central, par exemple, la démarche du sénateur Kambayi est diversement interprétée par différentes couches de la population.
Pour certaines personnes, elle vise à destituer le ministre Gilbert Kankonde de son poste du vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur. Ceux qui appuyent cette thèse parlent plutôt d’un agenda caché qui consisterait à trahir le Kasaï central, pourtant bénéficiaire de la vice-primature.
Réagissant à cette position, Denis Kambayi a invité la population de sa province à faire un distinguo entre le ministère de l’Intérieur et la personne de Gilbert Kankonde. Denis Kambayi indique par ailleurs que Kankonde va répondre même aux questions de ses prédécesseurs.
« Vous savez qu’il y a deux ou trois conseils de ministres, les ministres sont revenus sur la problématique de l’insécurité dans l’espace du grand kasaï, particulièrement au Kasaï Central; cela ne pouvait pas nous laisser indifférent.
J’ai posé 2 questions, notamment au ministre de la Défense nationale, Aimé NGOY MUKENA, et celui de l’Intérieur, Gilbert KANKONDE », a indiqué Denis Kambayi a la presse locale en début de semaine.
Et d’ajouter : « II est vrai que le ministre de l’Intérieur viendra répondre non seulement pour lui, mais même pour ses prédécesseurs », a-t-il conclu.
Le sénateur Denis Kambayi demande à la population du Kasaï central de renouveler sa confiance en leurs élus nationaux et provinciaux.
MUABILAYI/CONGOPROND.NET
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Nord-Kivu II : sans paiement, le SYNIECO menace de boycotter les évaluations nationales
Le Syndicat des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) Nord-Kivu II a posé, dimanche, plusieurs conditions pour participer aux évaluations nationales prévues cette année, exigeant notamment le paiement urgent des frais liés à leur organisation.
Par la voix de son secrétaire provincial, Kakule Kombi Samuel, le syndicat demande au Gouvernement congolais de libérer en urgence les fonds prévus dans le budget déjà soumis par les Inspecteurs provinciaux principaux (IPP), ainsi que d’apurer la dette de 51 % restant due aux intervenants des épreuves certificatives de l’année précédente.
« Nous demandons au Président de la République de s’impliquer personnellement afin que les évaluations soient financées en urgence, conformément au projet déjà présenté. Les inspecteurs travaillent dans des conditions difficiles, parfois dans des zones reculées et insécurisées, nécessitant d’importants moyens logistiques. Personne ne peut accepter de travailler sans moyens », a déclaré Kakule Kombi Samuel.
Le SYNIECO exige également le paiement, avant le 27 avril 2026, des frais de participation des candidats aux différentes épreuves nationales.
Selon le syndicat, ces revendications font suite aux engagements non tenus par le Gouvernement lors de la session précédente. Il affirme que seuls 49 % des fonds avaient été décaissés, laissant une dette de 51 % dont certains intervenants n’ont toujours pas été payés à ce jour.
Face à cette situation, les inspecteurs préviennent qu’ils pourraient ne pas prendre part aux prochaines échéances nationales si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.
Ils annoncent, par ailleurs, une réunion d’évaluation le 27 avril prochain. En cas d’absence de réponse du Gouvernement, une marche pacifique de protestation sera organisée à Butembo, avec dépôt d’un mémorandum à la mairie.
Malgré ces tensions, le SYNIECO a salué les efforts de l’État dans la prise en charge des épreuves certificatives, notamment le Test national de sélection, d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) ainsi que l’Examen d’État, dont la hors session est prévue à partir du 4 mai 2026.
Parallèlement, l’incertitude persiste quant à la reprise effective des cours dans les écoles primaires publiques de Butembo et Beni, en dépit des appels lancés par les autorités éducatives et l’intersyndicale.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
