Connect with us

À la Une

RDC-Université : Un professeur conteste la validité du doctorat de Dori Dumbi à l’IFASIC

Published

on

Un débat houleux vient d’éclater au sein de l’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC/ex IFASIC). Le professeur Kitumu Mayimona a officiellement saisi le recteur de cette institution pour dénoncer la validité du diplôme de doctorat présenté par Monsieur Dori Dumbi, récemment recruté comme enseignant et même promu chef de département.

Dans sa correspondance, largement diffusée aux autorités académiques et politiques concernées, le professeur Kitumu alerte sur une violation flagrante des normes en vigueur. Selon lui, le doctorat obtenu par M. Dori Dumbi auprès de la Bircham International University, une université privée en ligne basée en Espagne, ne peut être reconnu en République démocratique du Congo.

L’argument central repose sur l’Arrêté ministériel n°101 du 13 février 2023, qui stipule que les diplômes de troisième cycle entièrement en ligne n’ont aucune valeur légale dans le pays. Le professeur Kitumu ajoute que la Bircham International University ne figure ni dans les registres internationaux d’accréditation (UNESCO-WHED, EQAR, CHEA), ni dans les bases de données officielles de reconnaissance académique.

Il met également en cause la faiblesse académique du programme doctoral de cette institution : absence de jury scientifique, de soutenance publique, de supervision indépendante, et un cursus réduit à 24 mois pour 72 crédits, bien en-deçà des standards congolais (au moins 3 ans et 180 crédits).

Face à ces constats, le professeur Kitumu recommande :

– de demander des éclaircissements sur l’arrêté ministériel d’équivalence délivré en faveur de M. Dori Dumbi ;

– de ne pas lui accorder de reconnaissance académique à l’UNISIC ;

– et, si nécessaire, de saisir la tutelle compétente pour usurpation de titre académique.

La position de l’European Quality Assurance Register for Higher Education (EQAR), sollicitée sur la question, vient confirmer ces inquiétudes. Dans un courrier adressé à l’universitaire congolais, l’organisation européenne souligne qu’aucune trace de la Bircham International University n’existe dans sa base de données DEQAR, laquelle recense les établissements évalués et accrédités par des agences de qualité reconnues.

Cette affaire, qui met en lumière les défis de l’assurance qualité dans l’enseignement supérieur congolais, pourrait bien ouvrir un précédent sur la manière dont sont validés les diplômes étrangers et sur la rigueur exigée pour accéder aux fonctions académiques.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

À la Une

HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

Published

on

L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

Continue Reading