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RDC/UNIKIN: une réunion prévue ce mardi pour aboutir à la reprise apaisée des cours
Le secrétaire général académique de l’Université de Kinshasa (UNIKIN), Célestin Musao Kalombo, a annoncé dans un communiqué la tenue d’une réunion ce mardi 20 novembre 2018 pour aboutir à la “reprise apaisée” des cours.
« J’invite tous les étudiants à faire preuve de plus de retenue en vue des obsèques dignes des regrettés camarades Kimbafu Hiancinth et Rodrigue Eliwo et de permettre l’APUKIN de réunir ses membres demain mardi 20 novembre dans le but d’envisager la reprise apaisée des activités académiques sur le site universitaire »peut-on lire dans ce document parvenu à la rédaction de CONGOPROFOND.NET.
Au nom du recteur de l’Université de Kinshasa et au nom du comité de gestion, il a présenté à toute la communauté universitaire, particulièrement à la communauté estudiantine et aux familles éplorées, ses condoléances les plus attristées. Tout en saluant les efforts des uns et des autres pour le retour au calme.
Il convient de noter d’après la radio Onusienne la situation était restée tendue encore lundi 19 novembre à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), où plusieurs barrières sont érigées par les étudiants. Ces derniers condamnent la mort de leurs camarades blessés par balle et exigent la fin de la grève des professeurs.
Dans un mémo adressé au ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, les étudiants de l’UNIKIN condamnent la mort de leurs camarades blessés par balle, selon eux, par la Police nationale congolaise au cours de récentes manifestations.
« Nous, étudiants, exigeons ce qui suit : la levée de la grève des professeurs dans un délai de 48 heures, la prise en charge des obsèques de deux étudiants par le gouvernement, la non-ingérence de la police dans ces obsèques, la libération immédiate et sans condition de nos camarades arrêtés arbitrairement », ont écrit les signataires de ce document.
MUAKAMU/CONGOPROFOND.NET
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Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »
Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.
Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer
Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.
Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.
La société civile hausse le ton
Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.
Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.
Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage
Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.
La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.
Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.
À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.
Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net
