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Présidentielle : 86 milliards USD à mobiliser en 5 ans ( programme du candidat Shadary)
Emmanuel Ramazani Shadary, candidat à la présidentielle du 23 decembre prochain, a présenté ce lundi 19 septembre, son programme de gouvernance.
Celui-ci est chiffré à 86 milliards de dollars américains à mobiliser en 5 ans.
Le candidat du Front commun pour le Congo (FCC) repose son projet de société sur 4 priorités. Notamment l’assurance de la protection du citoyen et de ses biens par l’État ; la garantie de l’emploi et des revenus suffisants pour couvrir les besoins de base de tous les congolais ; la garantie de l’accès aux services publics de l’État et la démonstration de l’importance de la position géostratégique de la RDC.
Selon Emmanuel Ramazani Shadary, 4 axes stratégiques découlent de cette vision : le renforcement de l’autorité et l’amélioration de la gouvernance ; la constitution d’une économie diversifiée et compétitive ; la lutte contre la pauvreté et la garantie de l’accès aux services publics de l’État ; la réaffirmation du rôle géostratégique de la République démocratique du Congo.
Emmanuel Ramazani Shadary a également promis de combattre l’impunité, l’abus du pouvoir, le clientélisme, la corruption, la fraude perpétrée à tous les niveaux par les personnes physiques congolaises ou étrangères.
La campagne électorale débute le 22 novembre prochain, selon le calendrier de la CENI.
TMB/ CONGOPROFOND. NET
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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical
Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.
« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une nouvelle classe politique pour la RDC
Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.
Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.
Le rôle central des citoyens
Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.
Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».
Une vision pour l’avenir du pays
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.
L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
