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RDC/ Tshopo: la route menant vers l’aéroport Bangboka menacée par les érosions
La route qui mène vers l’aéroport Bangboka à Kisangani menacée d’être coupée en deux par plusieurs têtes d’érosion.
Cette route est d’une importance capitale pour atteindre la ville de Kisangani.
Elle permet de joindre le quartier général de la Monusco, l’ancienne école belge, la mosquée centrale et l’aéroport international de Bangboka.
« La situation de cette route est vraiment préoccupante.
Elle risque d’être coupée si les autorités ne font rien.
Les autorités passent ici et voient chaque jour cette situation sans rien faire.
Cette route est vraiment très importante pour nous. C’est grâce à elle que nous pouvons accéder au centre ville, aux ports, aux différents beach ainsi qu’a l’université de Kisangani,… » déclare une habitante de Kisangani joint au téléphone par CONGOPROFOND.NET
La route est dans un état délabrement très avancé dans certains endroits.
On peut notamment apercevoir l’avancée d’une tête d’érosion en plein centre ville non loin de l’ancienne résidence officielle du feu président MOBUTU juste à la sortie de l’église YALIYELE.
Cette partie est fortement menacée par l’érosion. Elle risque d’être coupée en deux si l’on y prends garde.
L’érosion tend vers le fleuve Congo dont les eaux envahissent la chaussée.
Le trou béant ainsi créé par l’érosion a été transformée en dépotoir public par la population riveraine.
Au quartier Kilanga, à plus ou moins 5 km du centre ville, un autre danger plus grave que le précédant est visible.
À 6 mètres de l’ancienne université privée « chute wagenia », la route également est très dégradée.
L’érosion a presque détruit la moitié de la chaussée.
A 9 km, entre la compagnie forestière de transformation(CT), des nids de poules et des pattes d’éléphants sont visibles sur la chaussée rendant la route impraticable à ce niveau.
Les véhicules ne peuvent rouler normalement sur les deux sens.
La voirie urbaine de la ville de Kisangani comme celle du pays souffre du manque d’entretien et de suivi des travaux.
La route menant à l’aéroport international de Bangboka n’a jamais subi de grands travaux malgré les appels répétés des habitants.
Le Gouverneur de la Tshopo doit prendre des dispositions pour réhabiliter cette route.
TMB/ CONGOPROFOND. NET
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Kalaa Mpinga, nouveau PCA/Fomin : Un parcours marqué par les conflits de gouvernance, de Mwana Africa à PHC
Nommé Président du Conseil d’Administration du Fonds minier pour les générations futures ( FOMIN), depuis ce mercredi 3 juin, le nom de Kalaa Mpinga n’est pas nouveau dans les milieux économiques et miniers africains. Depuis plusieurs années, il est associé à différents projets d’envergure dans les secteurs minier et industriel. Toutefois, plusieurs de ces initiatives ont été marquées par des tensions récurrentes avec des partenaires financiers, des actionnaires ou d’autres parties prenantes.
L’épisode Mwana Africa : une rupture retentissante avec les actionnaires
L’un des cas les plus documentés demeure celui de Mwana Africa, groupe minier présent dans l’exploitation du diamant, de l’or et du nickel sur le continent africain. Après plusieurs années à la tête de l’entreprise, Kalaa Mpinga est finalement écarté de la direction à la suite d’un vote de défiance organisé lors d’une assemblée générale extraordinaire ( https://www.jeuneafrique.com/234648/economie-entreprises/les-chinois-evincent-kalaa-mpinga-de-mwana-africa/ )
Cette éviction intervient dans un contexte de désaccords persistants avec certains actionnaires, notamment chinois. À l’époque, l’intéressé évoque lui-même des divergences profondes concernant la stratégie de développement du groupe ainsi que son mode de gouvernance. Pour de nombreux observateurs, cet épisode constitue l’une des illustrations les plus marquantes des difficultés relationnelles qui ont jalonné sa carrière, avec des partenariats se terminant souvent par des ruptures ouvertes.
La MIBA : Une implication dans un environnement sous haute tension
Le nom de Kalaa Mpinga apparaît également dans les discussions liées à la relance de la Minière de Bakwanga (MIBA), fleuron historique de l’industrie diamantifère congolaise. À cette époque, l’entreprise traverse une crise profonde, sur fond d’enjeux économiques, sociaux et politiques particulièrement sensibles ( https://lemaximum.cd/2015/11/20/economie/kalaa-mpinga-les-rawji-enfer-ou-paradis-mbuji-mayi-veut-la-relance-de-sa-miba/ )
Bien que ce dossier diffère sensiblement de celui de Mwana Africa, plusieurs analyses soulignent néanmoins un élément commun : la difficulté à construire et préserver des alliances durables dans des secteurs pourtant stratégiques pour le développement économique.
Un style de gouvernance régulièrement pointé du doigt
Au fil des années, certains analystes ont observé que les tensions entourant plusieurs projets auxquels Kalaa Mpinga a été associé ne peuvent être expliquées uniquement par la complexité des environnements d’affaires africains.
Selon eux, ces frictions répétées seraient également liées à un mode de gestion caractérisé par des confrontations fréquentes avec les autres acteurs impliqués dans les projets, qu’il s’agisse d’actionnaires, de partenaires financiers ou de décideurs institutionnels. Cette lecture alimente le débat sur la capacité à maintenir un consensus durable autour de projets nécessitant pourtant stabilité et coopération.
Le dossier PHC dans la continuité d’un historique mouvementé ?
Dans ce contexte, les controverses observées autour de Plantations et Huileries du Congo (PHC) apparaissent, pour certains observateurs, moins comme un cas isolé que comme le prolongement d’un parcours déjà marqué par plusieurs conflits de gouvernance.
Si chaque dossier possède ses spécificités juridiques, économiques et opérationnelles, les critiques formulées convergent souvent vers une même interrogation : celle de la capacité à préserver des partenariats solides et durables dans des secteurs où la confiance entre les différentes parties constitue un facteur déterminant de succès.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
