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Actualité

RDC : « Transparence et Gouvernance », les deux préoccupations de la Société civile présentées à la délégation de FMI

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Elles sont plus de 27 organisations de la Société civile congolaise militant pour la transparence et gouvernance qui ont adressé une correspondance à Mercedes Vera, cheffe de mission de l’équipe du Département Afrique du FMI en charge de la RDC en mission à Kinshasa. Elles ont présenté leurs préoccupations fondées sur la transparence et la gouvernance en RDC.

Cette correspondance dont la rédaction de CONGOPROFOND s’est procurée une copie est adressée également à Kristalina Georgevia, Directrice de FMI à Washington, et à Emmanuel Gbadi Masiokpo, le représentant résident de FMI pour la RDC.

Ces 27 organisations saluent la présence de la délégation de FMI dans le cadre de mission relative à la deuxième revue du programme du gouvernement soutenu par le FMI et les consultations au titre de Article IV des Statuts du Fond Monétaire International par l’équipe du Département Afrique en charge de la RDC conduite par Mercedes Vera à Kinshasa du 27 avril au 9 mai 2022.

Ces organisations profitent de cette présence pour présenter leurs préoccupations, espérant que le FMI pourra demander à Kinshasa de procéder à la publication d’un certain nombre des contrats non divulgués jusqu’à ce jour dans le cadre de transparence et des engagements du gouvernement congolais qui est en Programme avec le FMI.

Parmi ces contrats, ces 27 ONG congolaises signataires de cette lettre citent, entre autres, l’Accord d’investissement entre l’État congolais et Fortescue Métal Group sur le projet Inga 3 à Inga 8 du 16 septembre 2020, l’accord à l’amiable entre la RDC et le Groupe Ventora du 24 février 2022 et de 5 accords transactionnels du 16 mars 2022 (Justice, Hydrocarbures, Mines, Portefeuille et les représentants de Ventora) ainsi que ces 32 annexes, du contrat de service entre la RDC et Westminster Group pour gèrer à long terme et fournir des services de sécurité à 5 aéroports de la RDC.

Ces organisations notent également le contrat de création de JV pour le développement des mines d’or et casseterite (PE 5,81,89,74 et 2597 ) entre Dither Ltd et la Sakima, sans oublier le contrat Pacte d’actionnaires entre les parties prenantes au projet et le contrat de concession du projet en eau profonde de Banana entre la RDC et DP World.

Les organisations signataires rappellent que le code de bonnes pratiques sur la transparence fiscale de FMI mentionne au point 1.2.4 que les arrangements contractuels entre le gouvernement congolais et les entités publiques ou privées y compris les sociétés de ressources et les exploitants de concession gouvernementales doivent être clairs et accessibles au public.

Parmi les signataires, on retrouve, entre autres, Corap, Action Paysanne contre la faim, synergie des femmes Solidaires, Observatoire d’Etudes et Appui à la Responsabilité Sociétale et environnementale, Caritas, Justice pour tous, Volontaires pour les écosystèmes recyclés, Solidarité des Femmes du Fleuve Congo, Initiative pour le développement local, Save pour souls Afrique, African Ressources Watch.

 

Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET

Politique

États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito

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L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.

Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.

Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?

Junior Kasamba

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