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RDC: Thierry Mukelekele, ancien porte-parole des Kata-Katanga, est arrêté à Lubumbashi

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D’après les échos qui nous parviennent de Lubumbashi, Thierry Mukelekele, ancien porte-parole de Gédéon Kyungu, chef des Bakata-Katanga, est arrêté et transféré à Kinshasa depuis le mardi 16 février dernier.

Il convient de noter que depuis avril de l’année dernière, Thierry Mukelekele, bras droit du seigneur de guerre Gédéon Kyungu Mutanga, président national du mouvement des indépendantistes et révolutionnaires africains (MIRA), avait déclaré avoir déposé sa démission comme porte-parole dudit mouvement.

Ce dernier disait se remettre entre les mains du gouvernement congolais pour sa sécurité.

“Nous nous remettons à la décision du gouvernement et notre travail de courroie entre Gédéon Kyungu et l’État s’arrête, car nous sommes protégés par le gouvernement. Si ce dernier trouve le nécessaire, nous pensons que la force revient à l’Etat ainsi qu’une justice équitable. Dès lors que la communication est interrompue, il n’y a plus de porte-parole. Aussi nous remettons notre sécurité entre les mains du gouvernement de la République, car des intentionnés peuvent nous causer du tord…L’Etat garantit la sécurité pour tous. D’où il y a plus des spéculations, polémiques ou débats “, a confié Thierry Mukelekele.

Rappelons que Gédéon et sa milice font trembler le Katanga pour ses exactions, pillages viols, tueries de masse et notamment des actes de cannibalisme.

Il s’est rendu aux casques bleus le 16 mai 2006 et est condamné en 2009 avec son épouse pour crimes contre l’humanité commis pendant et après la deuxième guerre du Congo. Gédéon Kyungu est même condamné à mort.

Le 7 septembre 2011, il s’évade d’une prison de Lubumbashi après que des membres de sa milice ouvrent le feu sur les gardiens de la prison. Les autorités de la province du Katanga ont offert une récompense de 100 000$ pour les informations conduisant à son arrestation. Après son évasion de prison, il a formé le Maï-Maï Kata Katanga.

Le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe déclare que « Gédéon et ses fidèles sont des cannibales » et demande au gouvernement central de livrer Gédéon à la Cour pénale internationale pour « crimes contre l’humanité ».

Le 11 octobre 2016, il se rend avec 150 combattants, essentiellement des enfants, aux autorités congolaises à Malambwe afin de mettre fin à l’insécurité dans la région.

 

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET