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Affaire » Chebeya « : en cavale depuis 11 ans, Jacques Mugabo, enfin, aux arrêts !
Un des policiers condamnés par défaut pour l’assassinat de l’activiste des droits humains Floribert Chebeya en 2010, Jacques Mugabo, est aux arrêts depuis dimanche dernier. Ce mercredi 17 février 2021, il a été auditionné à l’auditorat général des Forces armées de la RDC à Kinshasa/Gombe.

Floribert Chebeya, assassiné en 2020
À en croire une source contactée par CONGOPROFOND.NET, ce condamné fugitif a fait des révélations inattendues et troublantes tant sur les complicités autour de l’assassinat de Floribert Chebeya que sur les dernières attaques des rebelles sécessionnistes dits Bakata-Katanga, le dimanche dernier à Lubumbashi.

Jacques Mugabo aux arrêts à Lubumbashi
En effet, l’ancien policier a activement participé à ces attaques freinées par les forces loyales dans la capitale cuprifere. Plusieurs rebelles y ont été tués, d’autres arrêtés parmi lesquels Jacques Mugabo, pourtant ancien policier vivement recherché à Kinshasa.

Gédéon Kyungu, leader des rebelles Bakata Katanga
Notons que plusieurs sources affirmaient que les lieutenants Bruno Nyembo Soti et Jacques Mugabo, l’adjudant Ngoy Mulanga (le chef de poste à l’entrée principale de l’Inspection générale de la police le 1er juin 2010), et le brigadier-chef Doudou Ngoy Ilunga se trouveraient toujours dans la ferme de Lubumbashi du général John Numbi.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
