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Les États-Unis s’engagent pour la fin de l’épidémie de l’Ebola en Afrique subsaharienne dont la RDC
Dans une déclaration faite à la Maison-Blanche ce 16 février 2021 par le porte-parole Jen Psaki sur les cas d’Ébola, l’administration Biden annonce qu’il fera tout ce qui est en son pouvoir pour faire en sorte que les États-Unis prennent la tête des actions visant à mettre fin à ces épidémies, en collaboration avec les gouvernements affectés, l’Organisation mondiale de la santé, l’Union africaine et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies et les États voisins.
Voici la déclaration américaine sur les cas d’Ebola:
Les maladies infectieuses sont des menaces transnationales pour la santé et la sécurité nationale. Alors que le monde est sous le choc de la pandémie actuelle de COVID-19, Ébola a émergé de nouveau, simultanément en Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest. Le monde ne peut pas se permettre de détourner le regard. Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour réagir rapidement, efficacement et avec des ressources proportionnées pour mettre fin à ces épidémies avant qu’elles ne prennent une dimension supérieure.
Le président Biden a été informé de la situation en Afrique centrale et en Afrique de l’Ouest, et ses prières vont aux familles de ceux qui sont décédés ou touchés par Ébola, la COVID-19 et d’autres défis mondiaux en matière de santé.
L’administration Biden fera tout ce qui est en son pouvoir pour faire en sorte que les États-Unis prennent la tête des actions visant à mettre fin à ces épidémies, en collaboration avec les gouvernements affectés, l’Organisation mondiale de la santé, l’Union africaine et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies et les États voisins.
Le 16 février, le conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan s’est entretenu avec les ambassadeurs de la Guinée, de la république démocratique du Congo, de la Sierra Leone et du Libéria aux États-Unis pour leur faire part de la volonté des États-Unis de travailler en étroite collaboration avec les gouvernements des pays touchés et des pays voisins dont les citoyens risquent d’être exposés à la propagation de l’épidémie actuelle. M. Sullivan a souligné l’engagement du président Biden à veiller à ce que les États-Unis prennent la tête des efforts de renforcement de la sécurité sanitaire et de mise en place de meilleurs systèmes pour prévenir, détecter et répondre aux urgences sanitaires.
Les épidémies exigent une riposte rapide et imparable afin d’éviter des conséquences catastrophiques.
Depuis l’épidémie d’Ébola de 2014 en Afrique de l’Ouest, les États-Unis se sont efforcés de privilégier et de prioriser l’aide à la sécurité sanitaire avec leurs partenaires dans le cadre du Programme d’action pour la sécurité sanitaire mondiale et avec le soutien solide du Congrès. Nous ne pouvons pas nous permettre de nous relâcher – alors même si nous combattons la COVID, nous devons veiller aux capacités et au financement de la sécurité sanitaire dans le monde entier. Le premier mémorandum sur la sécurité nationale du président Biden ordonnait la priorisation et le renforcement du leadership américain en matière de sécurité sanitaire et de santé mondiale. Les États-Unis sont prêts à faire tout ce qui est en leur pouvoir pour garantir une riposte mondiale robuste et mettre fin à ces épidémies.
Thierry Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
