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RDC : Sous le régime Tshisekedi, Patrick Munyomo estime que la Constitution doit évoluer avec les réalités du pays

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Lors d’un point de presse tenu ce samedi 11 avril 2026 à Kinshasa, le député national Patrick Munyomo a remis au centre de l’actualité le sensible dossier de la Constitution en République démocratique du Congo. S’exprimant devant les professionnels des médias, l’élu de Goma a défendu l’idée d’une Loi fondamentale capable d’évoluer en fonction des réalités du pays, relançant ainsi un débat politique qui continue de diviser la classe dirigeante.

Face aux journalistes, le parlementaire de l’AFDC-A, membre de l’Union sacrée de la Nation, a tenu à clarifier sa position sur cette question hautement politique. Pour lui, la Constitution ne doit pas être considérée comme un texte figé, mais plutôt comme un instrument institutionnel susceptible d’être adapté selon le contexte national.
« La Constitution n’étant pas une bible, elle est flexible compte tenu des circonstances », a déclaré Patrick Munyomo, avant d’appuyer son argumentaire sur l’histoire politique du pays.

Le député a rappelé que plusieurs dirigeants congolais ont, par le passé, procédé à des modifications constitutionnelles ou institutionnelles en fonction des enjeux de leur époque.
« Le président Mobutu avait, pendant son règne de 32 ans, changé cette constitution plusieurs fois, de même que le président Laurent-Désiré Kabila au même titre que le prédécesseur du président Félix Tshisekedi Tshilombo », a-t-il soutenu devant la presse.

Par cette sortie, Patrick Munyomo semble vouloir inscrire le débat sur la réforme constitutionnelle dans une continuité historique, loin des passions politiques qui entourent souvent ce sujet en RDC. Dans les milieux politiques congolais, toute évocation d’un changement constitutionnel ravive rapidement les tensions, tant la question touche à l’équilibre du pouvoir, à la durée des mandats et à l’organisation des institutions.

Au-delà du simple rappel historique, cette prise de position intervient dans un contexte où plusieurs acteurs politiques s’interrogent sur l’avenir institutionnel du pays, alors que la RDC fait face à d’importants défis sécuritaires, diplomatiques et sociaux. Pour certains observateurs, la sortie médiatique du député national pourrait être interprétée comme une manière de préparer l’opinion à un débat plus large sur l’adaptation des institutions aux réalités actuelles du pays.

L’élu de Goma a, par ailleurs, replacé cette réflexion dans une logique de fidélité à la vision du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, à qui il a renouvelé son engagement politique. Sans établir de lien direct entre la réforme constitutionnelle et l’agenda présidentiel, Patrick Munyomo a insisté sur la nécessité pour la classe politique de privilégier l’intérêt supérieur de la nation.

Avec cette déclaration, le député national remet donc sur la table un sujet majeur du débat national : jusqu’où la Constitution congolaise peut-elle évoluer pour répondre aux circonstances du moment sans fragiliser l’équilibre démocratique ? Une interrogation qui, au regard du contexte actuel, pourrait rapidement prendre une place centrale dans les prochains échanges politiques à Kinshasa.

Franck Kaky

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Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »

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Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.

À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.

« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.

Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».

Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.

Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.

Njila Mule/CONGOPROFOND.NET

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