Politique
Kasaï-Central : marche de soutien à la révision constitutionnelle, des partis politiques mobilisent à Kananga
Plusieurs organisations de la société civile ainsi que des partis politiques membres de l’Union sacrée de la nation, dont la Convention des démocrates du peuple (CODEP), ont organisé ce samedi 11 avril 2026 une marche pacifique à Kananga pour réclamer la révision ou le changement de la Constitution de la République démocratique du Congo.
L’activité, lancée aux environs de 9 heures au rond-point Notre-Dame, a parcouru plusieurs artères principales de la ville, notamment le carrefour central, avant de chuter au gouvernorat de province. Sur place, un mémorandum a été lu publiquement puis remis aux autorités provinciales.
Initiée notamment par le parti CODEP, cette mobilisation visait à exprimer le soutien des forces vives du Kasaï-Central à la vision du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, en faveur d’une réforme constitutionnelle.
Le document a été lu par le député provincial Joseph Nkashama, désigné porte-parole circonstanciel.
Dans leur déclaration, les manifestants ont réaffirmé leur « soutien indéfectible » au Président de la République, saluant son leadership et sa volonté de renforcer les institutions du pays. Ils estiment que la révision constitutionnelle constitue « une nécessité historique » pour adapter le cadre juridique aux réalités actuelles et améliorer la gouvernance.
Le mémorandum souligne également que cette initiative doit être perçue comme un levier de progrès, visant à corriger les insuffisances observées dans l’application de la Constitution actuelle, tout en consolidant l’État de droit et la démocratie. Les signataires ont insisté sur le caractère pacifique, citoyen et républicain de leur démarche, appelant à l’unité, au dialogue et à la concertation nationale.
Réceptionnant le document au nom du gouverneur en mission, le vice-gouverneur Job Kuyindama Kadende a salué l’organisation de cette marche qu’il a qualifiée de pacifique et démocratique. Il a promis de transmettre fidèlement le mémorandum au Chef de l’État.
Dans son intervention, il a également souligné que cette mobilisation traduit les attentes de la population du Kasaï-Central, rappelant les efforts du Président de la République pour repositionner la province sur l’échiquier national. Selon lui, la révision constitutionnelle évoquée répond aux aspirations profondes des habitants de la région.
De son côté, le député provincial Jean Kas Katompua, président coordonnateur de la CODEP, a remercié les militants et sympathisants de son parti pour leur forte mobilisation, saluant leur engagement en faveur de cette initiative politique.
Cette marche s’inscrit dans un contexte national marqué par des débats croissants autour d’une éventuelle réforme de la Constitution, un sujet qui continue de susciter diverses réactions à travers le pays.
Mike Tyson Mukendi/Congoprofond.net
Politique
Kasaï-Central : Pierre Sosthène Kambidi propose un édit pour renforcer l’alimentation scolaire et lutter contre l’abandon des études
Ce vendredi 12 juin 2026, l’Assemblée provinciale du Kasaï-Central a enregistré le dépôt d’une proposition d’édit d’une importance majeure. Le député provincial Pierre Sosthène Kambidi, élu du territoire de Kazumba, a soumis un texte portant sur la promotion, l’organisation et l’appui aux programmes d’alimentation scolaire dans la province.
Cette initiative vise à s’attaquer à l’absentéisme et à la déperdition scolaire. Selon l’exposé des motifs, l’alimentation scolaire constitue un levier essentiel pour améliorer l’accès à l’éducation et favoriser le maintien des élèves sur les bancs de l’école, particulièrement dans les zones rurales où de nombreux enfants abandonnent leurs études faute de repas.
Le député de Kazumba place également la santé des apprenants au cœur de sa démarche. L’édit prévoit la promotion de la nutrition et du bien-être des élèves, ainsi que le renforcement de l’éducation nutritionnelle et alimentaire. L’objectif est de former une génération consciente de l’importance d’une alimentation équilibrée dès le plus jeune âge.
Au-delà du secteur éducatif, cette proposition touche aussi à un enjeu économique majeur pour le Kasaï-Central. En misant sur les systèmes alimentaires locaux et les jardins scolaires, le texte pourrait offrir de nouveaux débouchés aux producteurs agricoles de la province. Les cantines scolaires deviendraient ainsi un marché stable capable de stimuler l’agriculture familiale tout en réduisant la dépendance aux produits importés.
Sur le plan social, l’initiative entend réduire les inégalités dans l’accès à l’éducation. Garantir un repas aux élèves, sans distinction, permettrait d’améliorer les conditions d’apprentissage et de favoriser la réussite scolaire. Dans un contexte où la précarité pousse encore de nombreux enfants, notamment les jeunes filles, à abandonner l’école, cette mesure pourrait constituer un facteur déterminant de maintien dans le système éducatif.
Déposée ce vendredi au bureau de l’organe délibérant, la proposition d’édit suivra désormais la procédure législative. Elle sera examinée en séance plénière pour un débat général et son éventuelle recevabilité, avant d’être renvoyée en commission pour une analyse approfondie article par article. À l’issue de ce processus, le texte reviendra en plénière pour son adoption ou son rejet.
Si cet édit est adopté, le Kasaï-Central rejoindra le cercle encore restreint des provinces disposant d’un cadre légal spécifique en matière d’alimentation scolaire.
Faustin Nkumbi
