Sécurité
RDC : Sama Lukonde promet de renforcer la sécurité des institutions, des officiels et de Kinshasa
Après la tentative d’assassinat du candidat de l’Union sacrée au perchoir de l’Assemblée Nationale, Vital Kamerhe, et le sabotage de la cour du Palais de la Nation, dans la matinée du dimanche 19 mai 2024, par le mouvement « New Zaïre », le Gouvernement sortant de la République Démocratique du Congo a rassuré l’opinion nationale des mesures préventives pour renforcer la sécurité des institutions, des officiels et celle de la ville de Kinshasa.
Une annonce faite et rendue publique le même jour dans un communiqué de presse du ministère de la Communication et Médias.

Cette tentative de déstabilisation des institutions du pays qui a coûté la vie de trois personnes de la résidence de Vital Kamerhe a été condamnée par le Gouvernement qui a appelé la population à la vigilance.

« Le gouvernement de la République appelle la population à la vigilance pour dénoncer tout mouvement suspect des ennemis de la paix ainsi que de leurs complices« , lit-on sur la copie parvenue à CONGOPROFOND.NET
Saluant « la prompte réaction des forces de l’ordre et de sécurité qui ont déjoué cette aventure hasardeuse et mis en déroute ces assaillants« , le Gouvernement a rassuré la population entière de sa lutte sans relâche de la sécurité de l’entité nationale et de la souveraineté de la République Démocratique du Congo.
Des enquêtes pour déterminer les commanditaires de cet acte ont été lancées et les résultats seront communiqués ultérieurement à la population.
Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET
Sécurité
Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété
L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.
L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.
Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.
L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.
L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.
L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.
Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.
Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.
Désiré Rex Owamba
