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RDC: réflexion sur le financement du Programme de Gouvernement (Tribune du Dr Faustin Luanga, économiste)
Le budget ayant été voté et promulgué dans les proportions qu’on connaît, il y a lieu d’envisager que le nouveau gouvernement, une fois formé et investi, introduira des lois rectificatives de la loi des finances et surtout il devrait se montrer « innovant ».
Comme on le sait, les besoins pour le développement de la RDC sont énormes. Son financement ne saura pas se faire sur « base caisse » car cette caisse est très petite par rapport aux besoins et aux ambitions de moderniser le pays.
Le gouvernement devrait réformer et rationaliser la fiscalité congolaise; il devrait aussi s’investir dans la recherche et le développement des instruments financiers innovants, tels que: l’établissement des Fonds Souverains Nationaux de Richesse qui contrôleraient les ressources naissantes du secteur d’extraction minières et d’exploitations forestières; la création d’une Banque de Développement (voir le modèle Sud-Africain de Industrial Development Corporation – IDC) ou une Banque des Projets (modèle marocain) pour accompagner et soutenir l’État et le secteur privé dans l’effort de mobilisation et des financements des projets de développement; des investissements directs étrangers (IDEs); des lignes de crédit de secteur privé et des associations privées publiques (PPP et PPAs); de contrats types « Build Operate and Transfer (BOT); ou ses différents variants tels : BLT = Build-Lease-Transfer; BOOT = Build-Own-Operates-Transfer; BOT = Build-Own-Transfer; ROT = Rehabilitate-Own-Transfer; et toute autre forme de Joint-Venture »; et finalement la concrétisation de financement innovant de type hybride (voir entre autre le modèle de « contrats chinois »).
Pour financer son développement, notre pays, fort de ses garanties en actifs potentiels estimés à environ vingt-six mille milliards de dollars américains, devrait aller chercher l’argent partout où il y en a (Chine, en Asie, dans les pays du Golf, les bourses financières, etc.).
Il y’a aussi lieu de rationaliser l’usage des “fonds dormants” des assurances, des caisses de pensions, de l’OCC, de FPI, de l’OGEFREM, de RVA, FONER, toutes ces structures étatiques qui ponctionnent l’argent des opérateurs économiques et des paisibles congolais sans contreparties de services adéquats.
Pour pallier aux risques éventuels, le Pays se doit d’être stable (sécurité du territoire, des personnes et des biens);
Le pays se doit aussi de soigner son image pour être crédible politiquement et économiquement aux fins d’attirer des investisseurs et partenaires financiers (privés, bilatéraux, régionaux et internationaux). Il est impératif d’observer l’effectivité de la lutte contre la corruption et la bonne gouvernance devant se traduire par l’assainissement des finances publiques (accroissement des recettes et amélioration de la qualité des dépenses publiques), l’amélioration visible et perceptible de climats des affaires; et tant d’autres réformes structurelles et conjoncturelles dans différents secteurs de la vie nationale. Activer les réformes fiscales, administratives, et intégrer progressivement le grand secteur informel dans Le secteur formel et capter son incidence; etc… le chantier de reforme est vaste. Salut chez vous et réfléchissons.
Dr Faustin Luanga, économiste congolais au service de l’humanité.
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Kasaï-Central : 150 policiers de la PNC élevés au rang de sous-officiers lors d’une cérémonie officielle à Dibaya
Dans le territoire de Dibaya, au Kasaï-Central, la Police nationale congolaise (PNC) a procédé, le lundi 1er juin 2026, à la reconnaissance officielle des grades de 150 policiers récemment promus. Cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de l’opération nationale d’élévation en grade des sous-officiers, visant à renforcer la motivation, la discipline et l’efficacité au sein des unités de police.
La cérémonie s’est tenue sur la Place de l’Indépendance, située dans le quartier Mitengu, à Tshimbulu, chef-lieu du territoire de Dibaya. L’événement a réuni les autorités policières locales, les agents concernés ainsi que les familles venues partager ce moment symbolique de reconnaissance et de valorisation du service rendu à la nation.
Au total, 150 policiers ont été élevés à différents grades, notamment ceux d’adjudant-chef, sous-commissaire, sous-commissaire adjoint, brigadier et agent de police. Cette promotion collective traduit la volonté de la hiérarchie policière de récompenser les efforts fournis sur le terrain dans l’accomplissement des missions de sécurité publique.
Prenant la parole, le commissaire de la police de Dibaya, Denis Mwamba, a salué cette vague de promotions qu’il a qualifiée de reconnaissance méritée du travail accompli par les agents. Il a souligné que cette élévation doit constituer un nouveau départ, marqué par davantage de rigueur et de responsabilité.
Il a, à cette occasion, exhorté les nouveaux promus à faire preuve de professionnalisme, de discipline et d’engagement constant au service de la population. Selon lui, ces valeurs demeurent essentielles pour renforcer la confiance entre la police et les citoyens, ainsi que pour garantir une meilleure sécurité dans le territoire.
Les bénéficiaires ont, de leur côté, exprimé leur gratitude envers la hiérarchie de la PNC et les autorités compétentes pour la confiance placée en eux. Ils ont réaffirmé leur engagement à servir avec loyauté et détermination, en vue d’assurer efficacement la protection des personnes et de leurs biens à Dibaya.
Mike Tyson Mukendi
