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Actualité

Kananga : la FEC/Kasaï Central en assemblée élective ce vendredi 23 avril

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La Fédération des Entreprises du Congo, regroupement du Kasaï Central, organise le vendredi 23 avril 2021, à Kananga, l’assemblée provinciale ordinaire et élective. A l’issue de laquelle un nouveau comité sera mis en place pour un mandat de 3 ans. Cette précision a été donnée par le président sortant, Jean Assaka, au cours d’un échange avec la presse ce dimanche à son bureau.

« Nous organisons en date du 23 avril notre assemblée provinciale et élective. Les conditions de participation et d’éligibilité sont les suivantes : être membre de la FEC en règle de cotisation depuis au moins 3 ans, s’acquitter des cotisations de 3 derniers exercices, être d’une bonne moralité, avoir une expérience approuvée dans les affaires, avoir une résidence en province. Les candidats doivent s’adresser au président provincial du conseil. Une autre condition, c’est qu’il faut avoir dirigé un organe de la FEC durant 3 ans », a expliqué Assaka Tshiombe.

Le président du conseil provincial par intérim en a profité pour annoncer l’arrivée dans quelques jours du président national du conseil d’administration de la FEC, Albert Yuma, pour deux missions spécifiques.  » Depuis que la FEC a existé au Kasaï Central, nous n’avons jamais accueilli le président national. Nous avons l’honneur de vous annoncer son arrivée à Kananga en marge de la tenue de notre Assemblée. Il pourra jeter les jalons de la création de la classe moyenne appelée classe des nouveaux riches en province, mais aussi inaugurer et équiper le bureau du regroupement provincial de la FEC réhabilité avec son appui financier. En dehors des rencontres qu’il va avoir avec des opérateur économiques des différentes catégories, Albert Yuma, déclenchera le mécanisme devant aboutir à la création d’une représentation consulaire angolaise sous la responsabilité de la FEC », martèle-t-il.

Rappelons que les travaux de réfection du regroupement de la FEC Kasaï Central sont effectifs depuis quelques jours. Ces travaux sont financés entièrement par le président national de la FEC.

Jeff MBUYI/CONGOPROGOND.NET

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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