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RDC/Présidentielle 2018 : F. Tshisekedi et V. Kamerhe à la conquête de Goma

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Les deux ténors de la coalition  » Cap vers le changement « (Cach) sont arrivés cet avant-midi de ce mardi 04 décembre 2018 à Goma, dans la province de Nord-Kivu, où ils ont tenu un meeting populaire dans le cadre de la campagne électorale en vue des élections du 23 décembre prochain.

Vital Kamerhe, président de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), a présenté Félix Tshisekedi, président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), comme candidat commun de l’UDPS et de l’UNC à l’élection présidentielle.
Vantant à fond son compagnon politique, Vital Kamhere l’a présenté comme un homme humble, visionnaire et calme sur qui il compte pour le changement du pays.

Pour Kamerhe: Félix Tshisekedi est le futur président de la République démocratique du Congo après les élections du 23 décembre. D’où son initiative de le présenter devant la foule nombreuse réunie au terrain Afya.

Accord de Genève, un complot de mauvais gout

Revenant sur les discussions de Genève qui avaient abouti aux signatures de l’accord baptisé « Lamuka », Vital Kamerhe les a qualifiés d’un complot de mauvais gout préparé contre lui et Tshisekedi par les autres 5 signataires de l’accord qui ne visaient que leurs intérêts égoïstes. « Il est étonnant que le dernier de la classe devienne miraculeusement le premier ; c’était vraiment un complot ! », renchérit-il

Vital Kamerhe a invité la population du Nord-Kivu à voter pour le candidat numéro 20, candidat de l’accord de Nairobi.

Il est à noter qu’après leur meeting ce mardi à Goma, Vital Kamerhe et Félix Tshisekedi vont poursuivre leur tournée de campagne à Walikale, Bukavu, Uvira, Bunia à partir du 6 décembre prochain. Leur arrivée dans la ville de Kisangani est aussi prévue le 10 décembre, selon le programme de leur plateforme électorale.

Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles

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C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.

Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle

Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.

La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.

Des contenus déconnectés des réalités africaines

Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.

À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.

Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.

Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.

Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?

Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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